Test du purificateur d'air connecté Dyson Pure Cool Tower

Dyson Pure Cool Tower : le purificateur qui ne brasse pas de l’air

Test du purificateur d'air connecté Dyson Pure Cool Tower

Chaque année, c’est la même rengaine. Le printemps se pointe la fleur au fusil essaimant au passage une bonne dose de pollen. S’ensuit pour ma part une succession de rhinites et de conjonctivites… Et quand ça coule, c’est pas cool !
Tous les ans, je subis ces symptômes du lever au coucher sans agir (boudant la médecine traditionnelle).
Alors cette année, j’ai décidé de « dépolluer » mon chez-moi de toutes ces particules nocives en me procurant un purificateur d’air.

Mon dévolu s’est porté sur le Dyson Pure Cool Tower. Oui oui Dyson n’aspire pas à être qu’un simple fabricant d’aspirateur mais s’organise peu à peu dans la soufflerie en tout genre.
Pourquoi ce modèle ? Outre la qualité certaine du produit (enfin nous le verrons), ce purificateur est connecté. C’est devenu compulsif chez moi… Dès qu’un objet est connecté, je me dois de le tester !

Mais un tel dispositif a-t-il sa place au sein de la maison et est-ce vraiment efficace, c’est ce que nous allons découvrir.

 

La tour d’argent

Ne voyez aucune analogie avec le célèbre restaurant gastronomique parisien.
Encore que le positionnement tarifaire du Dyson Pure Cool Tower (599,00 €) le classe d’office comme la Rolls des purificateurs d’air domestiques.
C’est principalement son apparence qui justifie un tel titre.

Test du purificateur d'air connecté Dyson Pure Cool Tower

Bien qu’imposant, le purificateur taillé en hauteur (105 cm au garrot) composé d’une base rotative de couleur argent et d’une soufflerie d’un blanc immaculé arrive à se faire oublier grâce à un design digne des produits de la marque britannique.

Sorti de son énorme carton, le montage se fait facilement et rapidement avec l’ajout des filtres fournis. Le système de filtration hermétique à 360° de Dyson conjugue un filtre à charbon actif pour l’absorption des gaz et un filtre HEPA en fibre de verre capturant 99,95% des allergènes et polluants de la pièce (il capte des particules fines jusqu’à 0.1 micron).

filtres à charbon actif et HEPA Dyson

L’installation continue mais cette fois du côté logiciel en téléchargeant gratuitement l’application mobile dédiée (compatible iOS et Android). Le jumelage de l’app avec l’appareil, le Wifi configuré et nous voici en route vers les sentiers d’un intérieur filtré et pur.

Malgré sa taille, ce Dyson Pure Cool Tower est plutôt léger (moins de 5 Kilos). Il est donc aisé de le déplacer dans toutes les pièces de la maison – sa seule contrainte, l’alimentation qui logiquement se fait depuis une prise secteur.

Alors je focalise beaucoup sur ses mensurations mais sachez que Dyson propose un format « pequeño » de ce modèle dit de bureau. Sans compter les Cool Me, les Hot + Cool, …

 

Y’a-t-il un pilote dans la maison ?

Le Dyson Pure Cool Tower peut être contrôlé par l’application Dyson Link mais également depuis une télécommande fournie avec l’appareil.
Petite attention de la part de Dyson, non sans rappeler Apple, cette télécommande légèrement courbée est aimantée – facilitant ainsi son rangement au sommet du purificateur.

La télécommande du Dyson Pure Cool s'aimante au sommet du purificateur d'air

Depuis la télécommande, je peux allumer ou éteindre l’appareil, augmenter/diminuer la puissance de ventilation échelonnée de 1 à 10, lancer une utilisation ponctuelle à l’aide d’un minuteur, passer en mode rotation (l’appareil dispose d’un angle d’oscillation réglable de 45° à 350° pour diffuser au mieux l’air purifié dans la pièce) ou switcher en mode nuit (pratique si l’objet s’invite dans une chambre).

Il est également possible d’obtenir une série d’informations relatives à la filtration en temps réel grâce au bouton d’information présent sur la télécommande.
Ces données se succèdent depuis le petit écran LCD disponible sur la base du Dyson Pure Cool Tower. On obtient en temps réel la qualité de l’air (PM2.5, PM10, Composés Organiques Volatils communément appelé COV, dioxyde d’azote), la température, le taux d’humidité de la pièce ainsi qu’un aperçu de l’usure des filtres.

Test du purificateur d'air connecté Dyson Pure Cool Tower

La télécommande se veut donc très pratique. Seule ombre au tableau, elle est infrarouge. Un choix plutôt réducteur puisqu’il faudra veiller à pointer la télécommande en direction de la base située à l’avant de l’appareil pour activer les fonctions.

Cette télécommande et ses fonctions sont également virtualisées depuis l’application Dyson Link. Un usage loin de faire office de doublon puisque l’application permet notamment d’étendre le pilotage de son purificateur au-delà de la pièce dans laquelle nous nous trouvons en dépassant les frontières de la maison. On peut ainsi déclencher ou surveiller la purification n’importe où, n’importe quand.
L’application propose même la possibilité de programmer l’usage du Dyson Pure Cool selon un calendrier hebdomadaire. Très pratique si l’on s’aperçoit que les cycles de filtration deviennent redondants. (Heure du dîner, pause cigarette, …).

L’appareil peut être piloté en utilisant des commandes vocales propre à l’Alexa grâce à un Amazon Echo.

L'application mobile Dyson

 

Action, réaction

Après plusieurs mois de test, il y a une chose qui m’impressionne toujours autant avec ce purificateur d’air – c’est sa réactivité !

Faites la cuisine, grillez-vous une cigarette ou ouvrez simplement la fenêtre et le Dyson Pure Cool s’activera dans la seconde… s’emballera même puisque en mode « auto », le dispositif gradue automatiquement sa puissance pour offrir une filtration rapide tout en insufflant une bonne dose d’air pur.
Ce mode analyse en permanence la pièce et garantit un air pur tout au long de la journée pourvu qu’aucune programmation n’ait été faite en amont (et bien entendu que le purificateur ne soit pas éteint).

Notez au passage qu’au plus haut de sa puissance (10), la soufflerie est assez bruyante et vous obligera à élever le volume sonore de votre voix, TV ou enceinte pour se faire entendre.
Le reste du temps, le produit fait très peu de bruit voire pas.
Un mode ambiant est également disponible permettant de purifier sans créer de courant d’air.

Le résultat est saisissant. Testé dans une pièce de 50 m² ouverte sur une mezzanine, le Dyson Pure Cool éradique les odeurs de cuisson, de cigarettes en 20 minutes et filtre la pollution atmosphérique venue de l’extérieur en un peu moins d’une heure.
Dans notre cas, nous constatons quelques pics de « pollution » par jour avec en moyenne 50 min de ventilation pleine balle pour un fonctionnement ne dépassant pas les deux heures. Ces données ont été recueillies depuis l’application Dyson Link à l’aide des divers graphiques représentant la qualité de l’air (vue quotidienne ou hebdomadaire avec une rétention d’1 mois).

Un tas de particules et de gaz nocifs pour la maison est ainsi filtré notamment :

  • PM 10 : Pollen et allergènes
  • PM 5.0 : Bactéries et moisissures
  • PM 2.5 : Émissions industrielles
  • PM 0.1 : Particules ultra-fines
  • Formaldéhyde : Moquettes, tapis et sols durs
  • Ozone : Odeurs et émanations domestiques
  • Benzène : Produits de nettoyage et bougies parfumées
  • Dioxyde d’azote : Cuisinières à gaz et fumées de cuisson

Les mesures résultantes sont granularisées selon 5 critères (bonne, assez bonne, médiocre, très médiocre, extrêmement médiocre) avec un code couleur associés allant du vert au bordeaux.
Une signalétique que l’on retrouve en temps réel à la fois dans l’application mobile mais aussi sur l’écran LCD de l’objet.

 

Atmosphère ! Atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ?

Est-ce que ce Dyson Pure Cool répond à ma problématique de départ à savoir m’éviter cette tête de hibou le matin au lever (le pollen étant souvent la cause mais la pollution atmosphérique que je pensais moindre fait également partie du combo gagnant) ?
Absolument !
Ayant reçu l’appareil en pleine période de pollen, j’ai pu vérifier les bénéfices d’un intérieur filtré par ce dispositif. Plus aucune rhinite, plus de conjonctivite, moins de toux quand je suis à l’intérieur.
Un vrai plaisir et pourtant j’avais de réels doutes sur ses aptitudes.

La sensation de respirer un air plus frais pour ne pas dire pur semble être au rendez-vous. Est-ce le fait d’avoir moins « d’odeur » ou simplement un effet psychologique !? Toujours est-il que dans les faits, la filtration se fait admirablement et surtout immédiatement. Il capture jusqu’à 99,95% des allergènes et polluants et je le ressens.

Outre purifier l’air, le dispositif fait également office de ventilateur. Pas inintéressant compte tenu des épisodes de canicules que nous avons vécu cet été.

 Test du purificateur d'air connecté Dyson Pure Cool Tower

L’ouverture d’une ou plusieurs fenêtres a été mon indicateur durant ce test allant jusqu’à provoquer une petite crise de parano. Les premiers jours, l’application me renvoyait un taux de NO2 (dioxyde d’azote) anormalement élevé. Ce gaz est souvent produit par les échappements ou une combustion (chauffage). Le purificateur soufflait plus que d’usage sans qu’aucune action dans la maison ne justifie la production de NO2.

Après plusieurs tests en condition, il s’avérait que le responsable était une simple fenêtre ouverte.
La pollution atmosphérique finissait par s’accumuler et la réactivité du Dyson Pure Cool était sans cesse sollicitée.
En fermant toutes les fenêtres les jours suivants, j’ai réduit le temps de fonctionnement du purificateur par 3.
Moi qui croyais (naïvement) être épargné par la pollution extérieure et bien j’ai vite déchanté.

L'application mobile Dyson

A ce propos, l’application mobile retourne l’IQA (Indice de qualité de l’air) de la ville dans laquelle vous vous situez. Il permet notamment d’avoir un aperçu du taux de pollen dans l’air. Un indice auquel je suis attentif afin de réguler l’usage du purificateur.

Cet épisode des fenêtres a mis en lumière certains manquements dans l’application Dyson. A mon sens, elle n’est pas suffisamment didactique compte tenu des données recueillies.
Si on obtient les définitions de chaque pollution traitée par le purificateur, l’application ne nous livre pas les actions à effectuer pour limiter ces pollutions.
Par ailleurs, je ne sais pas me situer notamment sur le fait d’avoir un air « médiocre » pendant une vingtaine de minutes le soir – dû à l’ouverture des fenêtres !
Est-ce nocif ou tolérable ?! Je ne sais pas.

Je regrette également le manque de notification de l’application. Le fait d’être alerté par un pic de pollution me permettrait de réaliser les actions pour limiter l’usage du purificateur.
Car oui, il faut aussi le ménager puisque les filtres sont périssables et donc à remplacer.

Je vous rassure tout de suite, après 3 mois d’utilisation intensive, le taux d’usure des deux filtres n’excède pas les 10%. Cela préfigure d’au moins 2 bonnes années d’utilisation sans remplacement.

 

Condition du test : Test réalisé sans rhinite, ni conjonctivite avec un produit gracieusement prêté par Dyson France.
Verdict
Ce Dyson Pure Cool a-t-il sa place au sein de la maison ? Absolument - Son efficacité, sa bluffante réactivité et sa filtration performante laissent peu de place au doute. Bien qu'imposant, ce purificateur de par son élégance et son fonctionnement saura s'imposer dans tout type d'intérieur. La sensation de respirer un air plus pur est loin d'être illusoire, les bénéfices apportés pour l'allergique que je suis en sont la preuve. L’investissement en vaut-il la chandelle, c'est un grand oui pour ma part ! Qu'en est-il pour vous ?
Installation
Application
Prise en main
Design
Ergonomie
Fonctionnalités
Interêt
Note des lecteurs1 Note4.8
Les plus
Un purificateur d'air... connecté
L'élégance de l'objet
Son efficacité, sa réactivité, sa simplicité
Capture jusqu'à 99,95% des allergènes et polluants
Sa base rotative permettant une diffusion homogène de l'air insufflé dans la pièce
Son mini-écran LCD offrant les résultats en temps réel
L'application mobile bien faite
Les moins
Pas de notification mobile en cas de pic de pollution
Application mobile pas suffisamment didactique
Son prix
4.6
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