Yakuza: Like a Dragon – Le roi est mort, vive le roi !

Test de Yakuza: Like a Dragon sur Playstation 4

Si il est bien une saga à part de toutes les autres ces dernières années, c’est Yakuza !
Le Ryu Ga Gotoku Studio n’en finit plus depuis des années de surprendre les fans de la saga. Commencée sur Playstation 2 en collaboration avec le studio Amusement Vision, la série canonique présente aujourd’hui son septième épisode.
Véritable saga culte au Japon où elle a même bénéficié de deux adaptations cinématographiques, dont une par le talentueux Takashi Miike.

Prenant place, comme son nom l’indique, dans le milieu de la célèbre pègre japonaise, la série a su avec le temps conquérir le cœur des occidentaux.
Car si la plupart des épisodes ont bénéficié d’une sortie en dehors du Japon, ils ont mis un temps monstrueux à nous parvenir.
Certains étant toujours exclusifs à l’archipel nippon. Et comme si cela ne suffisait pas, les fans français en mal de titre de la saga ont toujours eu à faire à des traductions anglaises.
Autant vous dire, qu’aux yeux du grand public, il fallait s’accrocher pour franchir le pas.

Mais au fil du temps, la popularité de la saga est parvenue à se construire un noyau de fans de plus en plus solide.
Au fil des demandes, les ventes vont grandissantes malgré des versions parfois uniquement numériques et seulement traduites dans la langue de Shakespeare.

Enfin la saga des Yakuza commence à nous parvenir dans de bonnes conditions.
Nous aurons même le droit aux excellents remakes mais pour beaucoup de joueurs, la langue anglaise reste une barrière.
De plus, la “mythologie” de la saga, riche, peut facilement dérouter le néophyte. Mais voilà que “seulement” dix mois après sa sortie japonaise, Yakuza: Like a Dragon se livre enfin à nous !
Intégralement sous-titré dans la langue de Victor Hugo et marquant un renouveau de la saga, le titre, en plus de surprendre, se targue d’être un (si ce n’est le) des meilleurs J-rpg de l’année.

Enfilez votre costume, soignez votre coiffure, on s’envole pour le Japon par le biais de notre Playstation 4 pour un voyage inattendu aux côtés d’Ichiban Kasuga et de ses compagnons d’infortune pour une des plus grosses surprises de cette fin de génération de console !

 

Comme un poisson-dragon tombé de son bocal

Les adeptes de la saga le savent, l’ancien personnage principal Kiryu Kazuma a vu son histoire s’achever à la fin de l’opus précédent.
Une aubaine pour les néophytes qui vont pouvoir découvrir une toute nouvelle histoire. Mais que les fans se rassurent, les liens avec les épisodes précédents seront nombreux.
Ainsi, d’entrée de jeu, que celles et ceux qui découvrent la saga avec ce septième épisode se rassurent, l’univers vous tend les bras.

Nous voilà donc aux commandes de Ichiban Kasuga, Yakuza de son état et au service de la famille Arakawa qui appartient au Clan Tojo.
Après un nouvel an, tout va basculer et pour sauver un supérieur, Kasuga va endosser un meurtre qui va le conduire dix-huit ans en prison. Seulement à sa sortie, point de lauriers, bien au contraire.
Comme à mon habitude, je ne vais pas épiloguer sur le scénario à proprement parler. Mais sachez que ce dernier est diablement riche en rebondissements, digne des films ténors du genre.
A titre d’information, sachez que ce simple prologue occupe trois à quatre heures de jeu.

Ainsi, abandonné de tous, Kasuga va tout faire pour remonter les échelons sociaux tout en se lançant dans une quête pour obtenir la vérité à propos de son ancien clan.
Et quand je parle de remonter les échelons sociaux, ce n’est pas une métaphore.
L’homme a tout perdu et se retrouve SDF dès sa sortie de prison. Et là, le jeu parvient à frapper fort à l’aide de son contexte.
Rarement un titre vidéoludique aura autant décrit la détresse des plus démunis sans jamais tomber dans le pathos.

Raclant les bas fonds des quartiers traversés, vos compagnons d’infortune seront tous abîmés par la vie. Trahis, laissés pour morts, ruinés, (…) tous cependant vont trouver des raisons de se battre aux côtés de Kasuga.

Test de Yakuza: Like a Dragon sur Playstation 4

 

Comme un voyage au pays des Yakuzas

La saga des Yakuzas est célèbre pour tous ses à-côtés. Depuis le premier opus sorti sur Playstation 2, les développeurs ont tenu à rendre leur univers vivant. C’est ainsi que vous trouverez de très nombreuses échoppes ouvertes où acheter de l’équipement ou encore de la nourriture.
Mais un Yakuza ne serait pas un Yakuza sans le sel et les épices qui composent chaque épisode.

Si la trame principale vous emmène sur une quête de recherche de la vérité, le tout sur une bonne grosse quarantaine d’heures en ligne droite, les contenus annexes sont gargantuesquement nombreux !
Pour tout vous dire, profiter des quêtes secondaires et optionnelles poussent la durée de vie du titre à plus d’une centaine d’heures, au bas mot.

C’est ainsi que rapidement dans l’aventure (au bout de six ou sept heures de jeu) vous pourrez avoir accès à la ligue des héros. Ce clin d’œil appuyé aux J-Rpgs et à la culture associée sera donc l’excuse pour débloquer des centaines d’objectifs à remplir.
Vous pourrez ainsi rejoindre une guilde de super héros du quotidien. Mais si dans cet univers il n’y a point de monstre à occire, vous aurez donc à aider les gens de votre quartier, faisant de vous, un vrai super héros.

Test de Yakuza: Like a Dragon sur Playstation 4

Un peu plus loin, vous aurez carrément la gestion d’une entreprise entre les mains.
Et je ne parle pas à de simples écrans à choix multiples non, vous serez obligé de prendre des décisions importantes : assister à des conseils d’administration (oui oui!), jusqu’à faire fructifier votre petite entreprise. Un mode qui peut sembler accessoire mais qui pourra se révéler très fructueux en terme d’argent, si toutefois vous faites preuve des qualités d’un bon gérant ^^.

Vous en voulez encore ? Très bien !
Ce Yakuza: Like a Dragon propose un jeu de Kart. Et quand je dis jeu, je ne dis pas mini-jeu.
Vous aurez la possibilité d’améliorer votre engin, de participer à des coupes et tout le tintouin. Ce Dragon Kart rappelle le titre Sonic All Star Racing avec des armes et des anneaux à ramasser en cours de course pour affronter vos adversaires – un nouveau jeu dans le jeu.

Vous pensiez vous la couler douce et vous contenter d’enchaîner les ennemis pour faire de Kasuga un grand homme ? Grave erreur !
Dans le jeu, vous aurez la possibilité de passer des diplômes dans différents domaines. Et quand je dis passer des diplômes, sachez que vous devrez passer de VRAIS examens.
Avec des questions pointues qui vous obligeront à surfer sur le net pour accroître votre culture générale pour pouvoir répondre. A titre d’exemple, vous aurez des questions telles que “Quel artiste norvégien est l’auteur du célèbre Cri, peint en 1893 ?” ou encore “Comment appelle-t-on une soupe froide composée de purée de pommes de terre, de crème et de bouillon ?”

Pour terminer le tour (non exhaustif) des à-côtés de ce Yakuza: Like a Dragon, je ne pouvais pas faire l’impasse sur un élément devenu la marque de fabrique de la série, les bornes d’arcades.
Car oui, vous allez pouvoir vous rendre dans différentes salles d’arcade et jouer à des titres de légende. Contre quelques menues monnaies (virtuelles), vous aurez par exemple accès à Virtua Fighter 2 et 5, Fantasy Zone, Out Run,… Dans leurs versions intégrales !
Je ne vais pas lister le reste des jeux et activités annexes pour vous laisser la surprise mais sachez par exemple que je n’ai pas parlé des mini-jeux de shogi, de cinéma, de karaoké,… Bref ! Tellement de jeux dans le jeu que vous en aurez pour votre argent comme rarement.

Test de Yakuza: Like a Dragon sur Playstation 4

 

Beau comme un camion, mais on voit les retouches de peinture

Comme vous pouvez le voir sur les différentes captures d’écran, le jeu est beau.
Malgré sa première année d’existence, il tient encore le pavé face à la concurrence, du moins, sur la génération Playstation 4. Pour ce test, il a d’ailleurs été mis à l’épreuve sur une Playstation 4 Slim et malgré cette maigre configuration, le titre s’en sort bien.

Les modélisations des différents personnages et notamment leurs visages rendent bien. Si le jeu n’est pas un canon de beauté, c’est dans les détails qu’il trouve ses forces. Ainsi, si les personnages non joueurs (PNJ) n’ont pas bénéficié du même soin que nos acolytes.
Force est de constater que les décors et la ville deviennent des entités à part entière. Chaque rue semble vivante et regorge d’un nombre incroyable de détails.
Mieux, les quartiers traversés sont calqués à échelle réelle avec leurs homologues du monde réel. C’est donc un véritable voyage au Japon que nous offre ce Yakuza: Like a Dragon.

Mais tout n’est pas rose dans ce pays du soleil levant virtuel. Le jeu souffre de pas mal de clipping (affichage tardif des éléments du décors). Cela se ressent d’autant plus dans les grands espaces densément peuplés. Mais cette coquille est vite pardonnée par la multitude d’éléments visuels et la vivacité des décors.
J’insiste sur ce point, rarement des quartiers auront paru aussi vivants dans un jeu vidéo.

Du reste, le titre parvient à rester fluide et, hormis quelques petites chutes de framerate, surtout lors du déclenchement des combats, il n’y a pas de gros points noirs à signaler.
Les combats, dont je détaille le contenu un peu plus bas, sont d’ailleurs plutôt jolis. Avec pas mal d’effets visuels, ils restent fluides et l’action reste lisible. Tout comme le reste du titre, ils ne proposent pas une claque graphique mais restent sympathiques.

En définitive, vous l’aurez compris, sur le plan graphique, ce Yakuza: Like a Dragon ne déçoit pas mais ne surprend pas. Il ne faut pas oublier que le titre accuse déjà une petite année d’existence depuis sa sortie initiale au Japon. Reste à voir ce qu’il en sera de la version Playstation 5 qui elle, ne sera disponible qu’au premier trimestre 2021.

Test de Yakuza: Like a Dragon sur Playstation 4

 

On cogne toujours autant, mais maintenant c’est à plusieurs et au tour par tour

Vous l’aurez peut être remarqué par le biais des captures d’écran, le titre du Ryu Ga Gotoku Studio emprunte la forme d’un J-rpg moderne. Une surprise de taille pour les aficionados de la saga qui jusqu’alors était un bijou de beat’them’all.
Alors oui, le changement de gameplay peut surprendre, mais c’est une réussite !

Adoptant donc un système de combat au tour par tour, le titre nous propose de constituer une équipe pouvant accueillir jusqu’à quatre membres. Reprenant une approche similaire aux derniers Persona, vous avez une touche pour chaque menu/sous-menu, le tout affiché en gros. Mais si les premiers combats peuvent inquiéter quant à la répétitivité et/ou les limitations de ces derniers, attendez d’avancer.
Car oui, ce Yakuza: Like a Dragon est bel et bien un J-rpg dans un monde moderne, tout en conservant les codes du genre.

Ainsi, vos personnages pourront changer de job comme dans un Dragon Quest. Et en parlant de la saga de Enix, sachez que les références seront nombreuses, Kasuga se prenant pour un héro de la fameuse saga.
Toute la force des combats du titre est là. En guise de job, vos personnages ne pourront pas être mage noir ou voleur, non, mais bien garde du corps, hôtesse, danseur, contremaître, musicien,…
Je ne vous cite pas tous les métiers pour vous laisser la surprise mais sachez que les développeurs sont parvenus à les rendre à la fois “crédibles” tout en jouant avec les ficelles du genre. Ainsi, un garde du corps jouera le rôle du tank de service, là où une hôtesse charmera les adversaires afin de bousculer leurs statistiques ou leurs différentes résistances.

Vous l’avez compris, malgré le ton décalé, la mayonnaise prend, et bien même.
Poussant le vice jusqu’à reprendre le concept d’invocation par le biais d’appels de personnages en renfort en se servant de son smartphone en combat. Le titre se joue des codes du genre tout en le transposant à un monde moderne et réaliste. Un petit bémol toutefois, les placements et déplacements automatiques des personnages lors des combats peuvent parfois beaucoup jouer en votre défaveur et faire rager.

A noter que les combats, déjà dynamiques, parviennent à maintenir une certaine tension par le biais de QTE. Derrière ce terme barbare se cache Quick Time Event. Ainsi, en appuyant à répétitions sur une touche ou en usant d’une autre au moment opportun, vous pouvez améliorer une attaque ou mieux encaisser des dégâts. Un détail qui prend toute son importance une fois maîtrisé.

Test de Yakuza: Like a Dragon sur Playstation 4

 

Bougre que ça sonne bien !

Si la série des Yakuza dispose de quelques thèmes sympathiques, elle n’est jamais réellement parvenue à imposer des thèmes restés dans les annales. Ce Yakuza: Like a Dragon ne déroge pas à cette règle mais force est de constater que l’ensemble du travail sonore reste exemplaire.
Les musiques brassent large avec des thèmes parfois épiques, tantôt traditionnels et clairement chiptune lors des combats. Un mélange des genres qui colle parfaitement à l’ambiance générale.

Mention toute particulière aux doublages de très haute qualité dans leur version japonaise. Si les doublages anglais ne sont pas en reste (loin de là), les intonations japonaises sonnent bien mieux à mon goût, tout en participant au folklore du titre. De même, les bruitages sont sympathiques.

Conditions de test: Test réalisé à partir d’une version physique fournie par l’éditeur sur Playstation 4 Slim. Les captures d’écran proviennent du press-kit officiel. Pour réaliser ce test il m’a fallu une cinquantaine d’heures et je suis encore très très loin d’avoir fait le tour du titre. D’ailleurs, je dois vous laisser, j’ai une coupe de Dragon Kart à boucler avant mon examen de Maître des drapeaux !
Yakuza: Like a Dragon – Le roi est mort, vive le roi !
Un pari osé remporté haut la main.
Soyons honnêtes, Yakuza: Like a Dragon concourt au titre de meilleur J-rpg de l’année !
Voire même au titre de meilleur jeu de l’année tout simplement.

Disposant de finitions qui n’en finissent pas de surprendre, d’une histoire solide, de personnages attachants et touchants… Bref, les points positifs ne manquent pas. Mieux, le nombre incroyable de quêtes secondaires et d’activités annexes poussent la durée de vie à plus d’une centaine d’heure.

Comptez une bonne grosse quarantaine d’heures juste pour la quête principale. Un titre long mais jamais pénible qui sait se faire apprécier tout du long.
Peut être l’épisode de la saga Yakuza le plus accessible, d’autant qu’il est intégralement sous-titré en français, une première dans la série.

Avec cet épisode surprenant que les fans attendaient avec un peu de crainte (le précédent mettant fin à une saga), Ryu Ga Gotoku Studio parvient à donner un nouveau souffle à sa série phare. Renaissant sous la forme d’un J-Rpg, on ne peut que prier pour une suite.

Le roi est mort ? Vive le Roi !
Les plus
Un Yakuza en français, ENFIN !
Le virage RPG réussi
L’humour et l’ambiance de la sage, toujours au top
Le mélange de situations farfelues et de moments sérieux fonctionne à merveille
Scénario captivant et personnages attachants
Les quêtes secondaires, toujours plus nombreuses et qualitatives
La durée de vie est monstrueuse
Les différents quartiers, vivants !
Les moins
Parfois en souffrance sur PS4 Slim
Le côté sérieux/farfelu de la saga qui ne plaira pas à tout le monde
4.8

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