Hyrule Warriors : l’ère du fléau – Allo chérie ? ça va cogner !! (maj 1er DLC)

Test de Hyrule Warriors : l'ère du fléau sur Nintendo Switch

Quand le premier Hyrule Warriors a pointé son nez en 2014 sur la Nintendo WiiU, beaucoup de fans de la saga Zelda ont fait les gros yeux.
Imaginez, reprendre une série connue pour être une pierre angulaire du jeu d’aventure pour en faire un spin-off à la saga des Warrior, pilier du Musô.
Oui, oui, je parle bien de cette saga où les batailles se font à minima à 1 contre 1000 sur des champs de bataille immenses.
Et pourtant, à la surprise générale, la mayonnaise prend. Avec un scénario non canonique et prétexte à revisiter plus ou moins tous les opus de la saga fétiche de Nintendo, Hyrule Warriors avait réussi à convaincre.

Un portage sur Nintendo 3DS puis un autre sur Nintendo Switch plus tard dans des éditions incluant toujours plus de contenus, on pensait que Nintendo et Koei Tecmo en resteraient là. Mais voilà qu’à la surprise générale, alors que tous les fans de la saga Zelda ont les yeux rivés sur la suite de l’opus Breath of the Wild annoncé lors de l’E3 2019, Nintendo est parvenu une fois de plus à prendre tout le monde à contrepied en annonçant un spin-off faisant office de préquel au premier épisode.

Alors ? Simple apéritif ? Vrai préquel ? Suite du premier Hyrule Warriors ? Début d’une nouvelle saga ?
Oui et non. Enfilez votre plus belle armure, sortez de son fourreau votre épée, on s’en va casser du monstre par milliers sur les terres d’Hyrule une nouvelle fois !

Test de Hyrule Warrior : l'ère du fléau sur Nintendo Switch

 

L’univers de Breath of the Wild s’étend (ou pas)

Avant d’aller plus loin, sachez que le terme de préquel est quelque peu exagéré dans le sens où cet épisode n’est pas canonique.
Là où les différentes bandes annonces et communiqués laissaient penser à un épisode canonique dans la mythologie de Breath of the Wild, il n’en est rien.
Ce Hyrule Warriors l’ère du fléau est un spin-off qui certes, reprend tout l’univers de Breath of the Wild, mais la suite de ce dernier n’intégrera pas les événements qui vont s’y dérouler. Passé cet état de fait, nous pouvons attaquer le titre.

Et du scénario, il y en a dans ce Hyrule Warriors l’ère du fléau !
Suite à un twist scénaristique, l’action démarre donc 100 ans avant les évènements de Breath of the Wild. Et si vous avez bonne mémoire, nous allons donc découvrir ce qui s’est passé quand le fléau a gagné contre Link et les champions d’Hyrule…
Mais comme d’habitude, je ne vous en dirais pas plus. Sachez cependant que malgré un début en demi-teinte sur ce point, l’histoire devient palpitante arrivée au cinquième chapitre.

Test de Hyrule Warrior : l'ère du fléau sur Nintendo Switch

 

Seul contre 1000 ? Ok, je fais ça avant le petit déjeuner !

Dans cet Hyrule Warriors: l’ère du fléau, exit l’exploration des donjons et des environnements. Exit l’open-world instauré par Breath of the Wild. Nous voilà aux commandes d’un musô, un vrai.
Rangez pain et cornichons, je parle bien de musô et non de museau ! (toutes mes excuses pour cette blague)
Mais, kézako? Ni plus ni moins qu’un mix entre Hack’n’slash et Beat them All (comprenez que tout s’articule autour des combats).
Et quand je parle de combat, oubliez les duels face à face sous la pluie contre un Lynel un peu trop grognon.
Non, là, je vous parle de batailles à 1 contre 1000. Ce chiffre vous paraît fou ? Par moment ce sera contre bien plus !

Oui, Hyrule Warriors: l’ère du fléau propose donc des batailles de folie. Et là, Koei Tecmo et Omega Force ne se sont pas moqués du monde.
Proposant des gameplays relativement différents entre chaque personnage, vous vous surprendrez à bien vite les prendre en main.
Mais si les commandes sont relativement accessibles, il faudra bien retenir les différents combos des différents personnages pour vraiment vous rendre maître de la situation. Alors oui, une certaine répétitivité peut vite s’installer. Souci inhérent au genre, tâchez de passer outre pour apprécier le titre.
Dans le cas contraire, vous pourrez malheureusement décrocher avant d’avoir accompli la vingtaine de missions principales.

Mais le titre n’est pas que bourrinage en masse d’armées de monstres. Il faudra vous rendre maître des différents champs de bataille en prenant et en tenant différents points stratégiques disséminés sur la carte.
Et si vous avez la flemme d’effectuer les allers-retours, vous pouvez d’un simple clic via la carte présente dans le menu de pause envoyer l’un de vos acolytes présents sur le champ de bataille. Un brin de stratégie qui dissimule surtout plus de combats ^^.

Le point le plus surprenant du titre est sans doute le pilotage des Créatures Divines. Une fois aux commandes de ces énormes engins, le titre prend la forme d’un jeu de tir.
Je vais être honnête, passé les premières minutes d’excitation à éradiquer des ennemis par plusieurs centaines à chaque tir (oui oui), j’ai dû faire face à… un profond ennui !
Malheureusement, on réalise très vite qu’aux commandes de ces créatures surpuissantes disposant qui plus est d’une barre de vie gargantuesque, nous nous retrouvons juste à marteler le bouton de tir. Là où l’expérience musô fonctionne au corps à corps sur un champ de bataille, dans des séquences de tir aussi déséquilibrées, on souhaite simplement en finir au plus vite.

Test de Hyrule Warrior : l'ère du fléau sur Nintendo Switch

 

C’est beau mais c’est moche. Mais c’est beau quand même.

Vous l’aurez remarqué tout du long des différentes images qui parsèment ce test, cet Hyrule Warriors: l’ère du fléau reprend avec fidélité le style graphique instauré par Breath of the Wild. Dans l’ensemble, le jeu reprend d’ailleurs les assets graphiques de son cousin à tel point que l’on pourrait se croire dans le fameux jeu d’aventure lors des nombreuses cinématiques.
Un très bon point qui viendra brosser le fan dans le sens du poil avec des décors retranscrits à la perfection.

Mieux, l’histoire se déroulant 100 années dans le passé, de nombreux lieux qui étaient en ruine dévoilent des constructions grandioses. De même, c’est un plaisir non dissimulé que de reconnaître les environnements traversés avec en tête, à mon goût, le château d’Hyrule.
Les environnements mais aussi et surtout les personnages. On a réellement l’impression de vivre une extension de Breath of the Wild à chaque dialogue tant les protagonistes sont identiques au titre.

En revanche techniquement parlant, le son de cloche est bien moins bon. Vous vous en êtes peut-être déjà rendu compte en jouant à la démo du titre, le framerate (fluidité de l’image) est TOTALEMENT aux fraises.
Que ce soit dans des espaces restreints ou dans des grandes plaines, il peine à afficher 30 images par seconde de façon constante. Il y a très fort à espérer que Koei rattrape le tir par le biais d’un patch car en l’état, la technique du titre risque fort d’en repousser plus d’un.

Alors certes, les détails sont plus nombreux et les environnements plus vastes, mais le premier Hyrule Warriors affichait une fluidité bien plus agréable.
Pire, le titre cherchant à afficher du 1080p en mode docké, ce dernier souffre bien plus qu’en déclinaison portable. Une hérésie quand on réalise que le mode deux joueurs sur écran splité devient presque injouable par moment
Cet écueil coûte au titre de nombreux points sur la note finale et même sur le conseil d’achat. Si pour ma part, je suis parvenu à passer outre, surtout en mode portable, de nombreux retours de proches ont été bien moins tendres.

Test de Hyrule Warrior : l'ère du fléau sur Nintendo Switch

 

Sonnez hautbois, résonnez musettes !

Là où la bande-son du premier Hyrule Warriors était en grande partie composée de remixs d’un peu tous les épisodes, cet opus reprend en toute logique les thèmes de Breath of the Wild. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est réussi.
Les quelques thèmes inédits se fondent dans la masse et semblent provenir eux aussi du titre dont s’inspire le jeu.
Les thèmes épiques se déclenchent au moment opportun, renforçant le côté jouissif des batailles.

Un quasi sans-faute pour cette partie sonore qui se paie le luxe de proposer un doublage français de qualité. Et là encore, la connexion avec Breath of the Wild est parfaite car ce sont bien les doubleurs français du titre en question qui sont présents pour notre plus grand bonheur !

 

Un Breath of Warriors ou un Hyrule to the Wild?

Compte tenu du mélange opéré par Koei Tecmo pour ce nouvel épisode de ce que l’on pourrait appeler une nouvelle saga, que reste-t-il de Warriors et de Zelda au final? Et bien force est de constater que le mélange des univers a atteint une certaine maturité. Car si le côté “champs de bataille” des Warriors prend indéniablement le pas, les nombreux événements qui parsèment les missions parviennent à renouveler l’expérience. Vous aurez donc toujours les fameuses noix de Korogu à retrouver de ci de là (et oui, il y en a de nouveau toute une montagne) ou encore des fées avides de rubis.

Toujours dans cette optique de rattachement à l’opus majeur de la saga Zelda, une quantité incroyable d’objets à collecter est bien présente. Vous permettant de crafter de nouvelles armes, de débloquer de nouvelles missions ou encore de cuisiner. En parlant de cuisine, cette fois-ci, les plats seront à préparer avant la bataille pour vous octroyer des bonus le temps d’une mission. Allant d’un simple bonus de résistance jusqu’à des augmentations considérables de l’expérience gagnée, c’est un point optionnel à ne surtout pas négliger.

Vous avez toujours vos Amiibos de Breath of the Wild? Tant mieux! Vous pouvez en utiliser jusqu’à cinq par jour pour obtenir des récompenses aléatoires, allant d’ingrédients de craft, jusqu’à des armes légendaires… si vous avez de la chance! Vous avez une sauvegarde de Breath of the Wild sur votre machine? vous aurez un objet bonus dès le début de l’aventure! On sent bien que Koei Tecmo a vraiment tout fait pour se rapprocher au maximum de l’opus de saga concerné tout en brossant les fans dans le sens du poil. Le fan-service est permanent et le nombre de petits détails est juste jubilatoire.

 

DLC: Vague 1 – Pulsations Antiques.

Tout comme Zelda – Breath of the wild dont ce Hyrule Warriors l’ère du fléau s’accapare l’univers, ce dernier propose plusieurs DLC. Vendus uniquement en pack (ne pouvant être achetés à l’unité si vous préférez), il faudra tout de même débourser la coquette somme de 19,99 euros. Distribués en trois étapes, ces DLC comportent donc, des éléments d’armures inédits pour Link ainsi qu’une épée (disponible depuis le 28 mai 2021), suivi de deux vagues de contenus. Une première disponible dès maintenant et une seconde au mois de novembre de cette année. Donc sans plus tarder, voyons ensemble si cette première vague est un raz-de-marée ou un simple remous.

Ce premier DLC, annoncé en grande pompe il y a peu, arrive donc avec de quoi satisfaire les fans du jeu de base. Tout d’abord, vous allez découvrir le laboratoire antique de Pru’ha et Faras. Véritable porte d’entrée sur tout le contenu ajouté, il vous faudra y accomplir de nombreuses missions afin de débloquer progressivement le contenu. Ne vous attendez donc pas à avoir de nouvelles armes ou encore un nouveau personnage jouable servi tout frais sur un plateau.

Au fil des missions à accomplir, vous aurez donc deux nouveaux types d’armes à débloquer. Tout d’abord le Fléau pour Link, sorte de fouet/grappin/bolas multi-usage à la maniabilité propre. Bonne surprise de ce premier DLC, le Fléau est très agréable à manier. Offrant comme capacité secondaire de voler/copier l’arme d’un ennemi, il renouvelle bien le gameplay de Link et on enchaîne les missions avec plaisir. D’une utilisation rapide et fluide, développant de vraies nouvelles stratégies, je l’ai vite adoptée. La seconde arme quant à elle n’est autre que la fameuse moto vue dans le trailer. OUI! une MOTO!

Réservée à la princesse Zelda, cette arme totalement farfelue, passé la découverte plutôt fun va s’avérer catastrophique… Sa jouabilité va du “tout juste correct” au “totalement horrible” dans les endroits les plus exigus. Si ses attaques, basées sur la vitesse, sont sympathiques à employer dans les plaines face à des grands groupes d’ennemis, n’espérez pas quoi que ce soit autre que du hasard complet dans les lieux clôt, sans parler de la caméra qui se retrouve, une fois de plus, complètement aux fraises. Un mauvais point pour des missions/objectifs qui vont se révéler plus pénibles que vraiment amusants.

En parlant de missions, tout comme dans Zelda – Breath of the wild, celles dédiées à l’extension sont précédées du préfixe EX, ce qui permet de s’y retrouver (un peu) plus facilement sur la carte du monde. Car oui, au fil du jeu, si vous avez déjà bien parcouru le titre de base, vous avez dû vous rendre compte que la carte commençait à manquer de visibilité, tant le nombre de points d’intérêts se fait grand. Et bien cela ne va pas aller en s’arrangeant.

Venons en maintenant au nouveau personnage jouable. Demandant lui aussi la résolution d’un certain nombre d’objectifs, il s’agit ni plus ni moins d’un Gardien! Et là je ne parle pas du petit Terrako mais bien d’un gigantesque Gardien (Gardien aguerri de son petit nom pour être exact) en bonne et due forme. Si le fait de contrôler un ennemi aussi gros et puissant est grisant pendant les premières minutes, sa lenteur, à l’opposée du gameplay de base du titre, pose problème. Car si vous allez pouvoir vous défaire de hordes complètes d’ennemis de façon jouissive, dès qu’il va s’agir de jouer avec les esquives et surtout dans les lieux plus exigus, le tableau est beaucoup plus sombre. Tout comme pour la moto de Zelda, on sent bien que le game-design n’a pas été pensé pour d’aussi gros éléments et passé les bugs de collisions on se désole de se rendre compte que le personnage n’est là que pour provoquer un “effet whaou” digne d’un feu de paille.

Autre nouveauté, l’apparition d’un nouveau mode de difficulté. Le mode Apocalypse sera donc à réserver aux fans les plus acharnés et en quête de défis. Pour terminer au rang des nouveautés, deux nouveaux types d’ennemis font leur apparition. Les Chu Chu Géants et les Moblins Kamikazes. Si les premiers n’offrent que de gros sacs à PV, les seconds sont plutôt fun à combattre.

 

En conclusion, ce premier DLC donne une impression en demi-teinte, pour ne pas dire décevante. Le contenu plaira sans problème à qui a aimé le jeu de base mais il ne fera pas craquer les récalcitrants. Pour le prix proposé, le contenu est très (trop?) maigre, autant dire que l’on a hâte de voir la seconde partie arriver. En l’état, disposant d’une sauvegarde de plus d’une centaine d’heures de jeu, il m’a fallu moins de cinq heures pour en faire le tour et moins de dix heures pour le terminer à 100%. Un contenu plaisant mais loin d’être indispensable et qui va nécessiter sa seconde partie avant d’être glorifié ou enterré. Mais en l’état, je ne peux le conseiller qu’aux joueurs ayant aimés le jeu de base qui désirent vraiment y retourner. Autre point négatif, Nintendo n’a toujours pas jugé bon de corriger la technique de son titre, sorti il y a déjà plus de sept mois. Un comble.

 

 

Conditions de test : Test réalisé sur Nintendo Switch “fat” à partir d’une version dématérialisée gracieusement fournie par LaBoite. Les captures d’écran proviennent du press-kit officiel. J’ai joué un peu plus de 35 heures au moment de la rédaction du test. Arrivé à presque 100 000 morts, je ne compte pas m’arrêter avant d’avoir atteint les 100% !
Hyrule Warriors : l’ère du fléau – Allo chérie ? ça va cogner !! (maj 1er DLC)
(presque) parfait pour patienter jusqu’à la suite de Breath of the Wild
Hyrule Warrior premier du nom avait agréablement surpris les adeptes de musô en son temps.
Mais usant de ce style de jeu particulier, il était audacieux (pour ne pas dire fou) d’en réaliser un nouvel opus faisant office de spin-off à l’épisode le mieux vendu de la saga Zelda.

Le résultat est donc à double tranchant. Nous avons là un très bon Hack 'n' slash reprenant parfaitement les codes de l’univers de Breath of the Wild mais tout n’est pas rose…

Plombé par une technique inégale et parfois catastrophique, cette dernière coûte de nombreux points à la note finale. Le titre ne parviendra à maintenir en haleine jusqu’au bout de son aventure que les fans de la saga Zelda.
En l’état, il paraît urgent que Koei Tecmo déploie un patch pour corriger le frame-rate du titre.
Du reste, je ne peux que vous conseiller de vous essayer à la démo présente sur l’e-shop afin de vous faire une idée. Cette dernière, proposant tout le premier chapitre, permet de transférer votre sauvegarde sur la version complète du titre, votre temps ne sera donc pas perdu.
En revanche, si vous parvenez à faire abstraction des soucis techniques et que vous êtes fan de musô et de Zelda, comprenez que nous sommes face à un très bon jeu, alors, FONCEZ !
Les plus
Le retour dans le monde de Breath of the Wild
Des batailles fantastiques
La direction artistique qui fait toujours mouche
Le gameplay varié entre les personnages
La durée de vie correcte (même si un peu légère pour le genre ^^)
Les moins
Le côté répétitif du musô, on aime ou on déteste
Scénario non canonique
Graphiquement très inégal (résolution et frame-rate inconstants), surtout en docké
Les passages des Créatures Divines, décevants
La caméra parfois aux fraises
3

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