Test de Fairy Tail sur Nintendo Switch

Fairy Tail – Tout feu tout flamme ou petite flammèche ?

Test de Fairy Tail sur Nintendo Switch

Voilà plus de 25 ans que le studio Gust, fondé en 1993, abreuve le marché avec des jeux vidéos très typés J-Rpg. Il a à son actif des séries comme les “Atelier” dont la plus connue en France est peut être l’Atelier Iris qui a eu droit à de très bons épisodes sur Playstation 2.

Au passage, un portage Nintendo Switch de Atelier Iris 2 : The Azoth of Destiny me rendrait joie !
Mais trêve de bavardage, si le studio nous intéresse aujourd’hui, c’est que, aux cotés de Koei Tecmo (qui occupe pour une fois non pas le rôle de concepteur de jeu mais celui de distributeur), il réalise L’adaptation d’un manga dont le nom ne doit pas vous être inconnu : Fairy Tail.

Commencé en 2006 par Hiro Mashima puis achevé en 2017, le manga a su trouver nombre de fans.
Reprenant la plupart des codes du shonen classique, il se distingue par le nombre de personnages présents et surtout, pour les personnages féminins, des formes généreuses.
Mais s’arrêter là serait une grossière erreur ! Proposant une histoire prenante à défaut d’être originale où nous suivons les aventures des membres d’une guilde de magiciens faisant tout pour être les meilleurs, l’oeuvre se taille une place du marché ces dernières années.

Entre les adaptations en animés ou en OAV, les produits dérivés, voilà donc qu’aujourd’hui, Fairy Tail débarque en adaptation consoles (et PC) sous la forme d’un J-Rpg.
D’ailleurs, pour l’anecdote, sachez que la licence a déjà connu plusieurs adaptations sur PSP, Nintendo DS et mobile (Android & iOS) mais qu’aucun de ces titres n’avait franchit la barrière du Japon.
Maintenant que nous avons un jeu de la licence Fairy Tail à se mettre sous la dent, qu’en est-il ?
Attrape nigaud pour fan ou bon jeu ? Un peu des deux mais voyons cela ensemble.

 

Bienvenu au royaume de Fiore

Si il se présente comme un J-rpg des plus classiques, Fairy Tail n’oublie pas d’être très généreux en terme de contenu. Ainsi, pour redorer le blason de votre guilde, vous aurez une pléthore de quêtes à effectuer en plus de celles du mode histoire.
De nombreuses missions ayant pour but de renforcer les liens entre vos personnages mais aussi leur rang en tant que membre vous permettront de débloquer de nombreuses compétences secondaires. Mais on ne s’arrête pas là avec également des duels entres les différents membres de votre guilde et des missions cachées réservées à certains membres et/ou combinaisons de membres.

Le titre vous propose également de rebâtir physiquement votre guilde par le biais de matériaux, d’argent et d’actions à effectuer.
Chaque amélioration débloque bien évidemment de nouvelles possibilités, qu’il s’agisse de nouveaux objets à acheter et/ou à vendre, de nouvelles et meilleures missions à réaliser, de nouvelles possibilités de fabrication de lacrima, la taille de l’entrepôt, etc, etc…

Un des points noir du titre qui vous sautera aux yeux très vite est sans doute sa traduction française.
Si le titre a en effet été intégralement traduit en français, on ressent bien les difficultés induites par les temps de crise récent.
La traduction se révèle très bancale. Quand il ne s’agit pas carrément de certains éléments non traduits, l’ensemble de l’adaptation dans la langue de Victor Hugo semble par moment avoir été réalisée à la machette.
Nous croisons ainsi de nombreux mots mal traduits ou bien des paragraphes entiers traduits littéralement et dont le sens se perd. Si le fan pourra excuser la coquille, le joueur lambda pourra (à juste titre) trouver à redire sur ce point.

En terme d’univers, le titre ne couvre pas l’intégralité du manga de Hiro Mashima. Il prend place entre les arcs “Sept ans plus tard” et “Tartaros” (l’arc “Île Tenrô” ne faisant en réalité office que de simple tutoriel/introduction au titre).
Et en parlant d’introduction, voilà certainement le plus gros point noir du jeu.
Si vous n’êtes pas fan du manga, vous allez être perdu car vous serez lancez dans un univers avec des lieux et des personnages qui ne vous seront détaillés que via quelques notes accessibles via le menu. Ainsi, si quelqu’un comme moi, qui a lu toute l’intégralité de l’oeuvre, retrouvera avec plaisir des personnages connus, le joueur lambda sera totalement perdu.
Mais dans tous les cas, comme d’habitude, je ne vous parlerai pas plus du scénario.

Test de Fairy Tail sur Nintendo Switch

 

Proche du manga mais pas aussi beau que l’animé.

Le titre propose des graphismes en cel-shading, proposant un rendu très proche du manga d’origine.
Le design est d’ailleurs plus proche du manga que de l’animé avec les mensurations totalement hors normes pour les personnages féminins. Les fans retrouveront donc leurs héroïnes avec tout le « fan-service » propre au manga.
À noter que tous les personnages sont bien représentés et reconnaissables au premier coup d’oeil.

Malheureusement, tout n’est pas rose du côté graphique, loin de là.
Si un patch disponible day-one a corrigé de nombreux soucis de framerate, ce dernier reste malheureusement bas.
Chose difficilement explicables aux vues des textures des environnements, parfois catastrophiques.
Malheureusement, nous sommes là face à un titre qui présente une version Nintendo Switch clairement rentré au chausse pied !
Il y a certes une volonté de bien faire avec notamment des mimiques et grimaces proches du manga qui renforcent le côté animé de l’adaptation – mais rien à faire, ce portage Switch est clairement en deçà des versions Playstation 4 et PC qui s’en sortent bien mieux sur ce plan.

Après quelques heures de jeu et une fois rentré dans le titre, on ne prête plus vraiment attention aux graphismes lors des déplacements – le coeur du jeu étant ses combats qui eux, souffrent beaucoup moins de ralentissements et disposent même de mises en scène classieuse qui ravira les fans du manga avec de nombreux clins d’oeils.

Test de Fairy Tail sur Nintendo Switch

 

Du tactical de qualité

Les combats, véritables coeur du titre, proposent un système au tour par tour avec une gestion des zones lors des attaques. Ainsi, votre équipe, qui pourra être constituée de cinq combattants au maximum, fait face à des ennemis répartis sur sorte de grille.
Tout le sel de ces combats va être de jouer avec des effets de zone et/ou de carrément déplacer de force vos ennemis afin d’optimiser vos attaques. Relativement riche, il permet également de provoquer des enchaînements entre vos personnages pour booster vos attaques.

Au fil des assauts portés et encaissés, une jauge se remplira afin de réaliser une attaque commune avec les membres présents mais aussi, selon les configurations du combat, des personnages non jouables de votre guilde qui viendront en renfort.
De la même façon, chacun vos personnages dispose d’une jauge spéciale qui lui est propre. Avec cette dernière il pourra au choix, effectuer une attaque spéciale ou réaliser un enchaînement avec un autre de vos personnages.

Enfin, les combats pourront avoir des impacts sur les environnements. Si vous parvenez, pendant le combat, à enchaîner les attaques jusqu’à un certain niveau de dommages en se tenant à proximité de certains éléments (comme des tas de gravats par exemple), vous pourrez détruire ces derniers et ainsi accéder à de nouvelles zones.

Petit détail, mais pas des moindre; lors de vos déplacements dans les différents environnements, lorsque vous passez à coté d’un lieu notable, vous pourrez ensuite vous y téléporter instantanément via la carte.
Ce système de déplacement instantané vous fera gagner un temps précieux. Mieux, à la fin de chaque mission terminée, vous pouvez choisir de vous rendre au QG de votre guilde instantanément, pratique pour enchaîner les missions.

Test de Fairy Tail sur Nintendo Switch

 

Je m’enflaaaaamme !

Comment ne pas parler de Fairy Tail sans aborder ses thèmes musicaux. Si les fans du manga (comme moi) seront plus dans la découverte, les fans de l’animé sont eux en droit d’attendre une bande son de qualité aux vues des nombreux titres épiques présents dans l’adaptation animée du manga.
Et là le titre de Gust Studio fait mouche. Avec les musiques originales de l’animé, le titre régale les fans.
A noter que le jeu propose d’emblée les voix japonaises d’origine. L’ensemble sonore est de bonne qualité et comblera sans peine.

 

Conditions du test : Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version physique gracieusement fournie par l’éditeur. Les captures d’écran proviennent du press-kit officiel. J’ai déjà passé plus d’une trentaine d’heures dessus et ce n’est pas fini.
J’ai du réécrire une partie de ce test après le déploiement du patch day-one 😉  En tant que fan, je ne le lâcherai pas tant que je n’aurais pas bouclé 100% du contenu !
Test de Fairy Tail sur Nintendo Switch
Fairy Tail – Tout feu tout flamme ou petite flammèche ?
(Uniquement ?) Pour les fans !
En conclusion, comme vous l’aurez compris, ce Fairy Tail est relativement difficile à noter. Si il ravira les fans qui passeront outre de nombreux défauts, sa construction et le choix des arcs scénaristiques le rende presque inaccessible pour les non-initiés. Malgré la présence de notes pour renseigner de nombreuses informations sur les différents lieux et personnages, le jeu risque d’être indigeste pour les néophytes. Il faut également noter que plusieurs DLC ont étés annoncés. leurs contenu se révèle un peu léger en l’état, je vous recommande donc d’attendre d’en savoir plus à ce sujet. Mais si vous connaissez un temps soit peu le manga et que le genre J-rpg à la sauce tactique vous botte, nul doute que le titre fera votre bonheur. Car si il offre une rejouabilité relativement faible, le parcourir sera tout de même un grand plaisir pour le fan. Avec une durée de vie de plus ou moins vingt heures pour sa trame et presque autant pour son contenu annexe et endgame il saura vous occuper. A noter que toute la panoplie “clichée” du Jrpg est présente avec des costumes alternatifs à débloquer, des niveaux d’amitiée entre persos, des scènes de dialogue intimes,... Fairy Tail est un jeu certe générique et moyen, mais moyen ne veux pas dire mauvais ! C'est simplement un titre que je déconseille aux personnes ne connaissant rien à Faire Tail, mais que chaque fan de la plus grande guilde de Fiore se doit au moins d'essayer tant le jeu est bourré de fan service et de références à gogo!
Les plus
Fidèle au manga en terme d’univers et d’ambiance
Un bon J-Rpg tactical
Les combats, excellents
Du fan-service à gogo
Du contenu end-game à foison
Les moins
Les graphismes rabaissés sur Switch
Le framerate très irrégulier
La traduction française, clairement bâclée
Trop de quêtes “fed-ex”
Réservé aux fans ayant lu le manga et/ou vu l’animé
3

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