Test du jeu Alien Isolation réalisé sur Nintendo Switch

Alien Isolation, LE survival horror de fin d’année sur Switch

Test du jeu Alien Isolation réalisé sur Nintendo Switch

Depuis la fin des années 70, si il est bien un nom qui a été marqué au fer rouge dans l’imaginaire de la science-fiction et de l’horreur, c’est bien Alien. Le film, mis en scène par le réalisateur Ridley Scott, aidé de la plume de Dan O’Bannon pour le scénario, nous présentait la créature de Hans Ruedi Giger et allait changer à jamais l’univers du cinéma.

Le xénomorphe imaginé par l’artiste Suisse présente alors un design des plus repoussant. Mais si à l’époque les films du genre commencent à s’amonceler, Alien se démarquera par sa qualité d’écriture, de réalisation et de jeux d’acteurs.
Ayant connu de nombreuses suites sous la houlette de plusieurs réalisateurs (allant même jusqu’aux spin-off avec le Predator, autre créature extraterrestre mythique des années 80) et des adaptations en bande dessinée, la déclinaison qui nous intéresse aujourd’hui est vidéo-ludique.

En effet face à un tel phénomène de société, Alien se devait de passer par la case jeux vidéos.
Si depuis sa création la licence a connue des adaptations plus ou moins heureuses, force est de constater qu’elle a trop souvent été perçue comme une excuse à produire des jeux d’actions.
Certainement la faute à l’adaptation faite par James Cameron pour le second volet, Aliens, qui bien que sublime, nous présentait la licence sous un angle plus spectaculaire et explosif.

Mais voilà qu’en 2014, l’équipe de The Creative Assembly, sous la houlette de Sega, prend tout le monde à contrepied en proposant une nouvelle expérience Alien qui revient aux sources de la saga.
Après plusieurs adaptations relativement mauvaises, avec en tête Aliens: Colonial Marines, sorti un an plus tôt (lui aussi développé pour Sega mais par l’équipe Gearbox Software à qui on devait pourtant quelques perles), la licence semble renaître de ses cendres en revenant à ce qui a fait d’elle une légende, le sentiment de peur !

Sorti alors sur presque toutes les plateformes de l’époque, le jeu a été salué par la critique. Voilà que 5 ans plus tard, le titre en version « complète » (comprenez par là l’ensemble des ajouts et DLC) débarque sur la console hybride de Nintendo, porté par l’équipe anglaise de Feral Interactive.
Après avoir vu ces derniers temps des portages de qualité, avec en tête les Darksiders, Red Faction: Guerrilla et bien évidemment le récent The Witcher 3, dont l’adaptation sur Switch semblait plus qu’improbable – qu’en est-il de ce Alien Isolation ?

Test du jeu Alien Isolation réalisé sur Nintendo Switch

 

Dans l’espace, personne ne vous entendra jouer à la Switch

Comme évoqué dans l’entête, ce Alien Isolation fait le choix d’une vision bien plus horrifique que ses prédécesseurs. Le jeu vous met aux contrôles de Amanda Ripley, fille d’Ellen Ripley, l’héroïne interprétée par Sigourney Weaver au cinéma et brièvement évoquée dans la version longue de Aliens.
Mécanicienne solitaire qui enchaîne les missions dans les zones proches de là où sa mère a disparu des années plus tôt, voilà que son acharnement se trouve récompensé. En effet, Amanda se voit rattachée à la mission de récupération de la boîte noire du Nostromo, le vaisseau avec lequel sa mère a disparu, déposé sur la station spatiale de Sébastopol.
Mais comme vous devez bien vous en douter, rien ne va se dérouler comme prévu et ce qui devait être une mission de routine va tourner au cauchemar.

Une fois sortie de notre sommeil spatial, nous ferons quelques pas en guise de tutoriel avant d’aborder la station Sébastopol. L’ambiance se veut très clairement proche du premier film avec une technologie rétro-futuriste. Comprenez par là toute la vision que nous avions du futur à la fin des années 70 avec ses écrans d’ordinateurs emplit de textes verts, de grosses cartes servant de clés, une image qui « saute » en référence au rendu VHS de l’époque, des kilomètres de câbles apparents,… Bref, tout est là pour nous remettre dans l’ambiance du premier opus cinématographique de la saga !

Après cette courte introduction, vous retrouvez donc votre avatar seule sans ressource, désarmée et perdue dans une station spatiale où votre principal défi sera de survivre.
En effet, les lieux se révèlent partiellement détruits, des cadavres jonchent le sol, les communications ne répondent plus.
Je ne vous dévoilerais pas plus l’intrigue qui, bien que classique, se veut riche en rebondissements.

Test du jeu Alien Isolation réalisé sur Nintendo Switch

 

Reste calme, ne fait pas de bruit et tout ira bien… NON, COURS !!

Tout le concept du jeu tournera donc autour de la survie d’Amanda. Le titre, proposé en vue à la première personne, vous poussera donc à inspecter le moindre recoin pour trouver des pièces détachées afin de fabriquer des éléments vous aidant à progresser.
Vous comprendrez vite que les quelques armes mise à votre disposition ne serviront malheureusement qu’à simplement ralentir vos assaillants, renforçant le sentiment d’impuissance et de peur.
Soyons clair, le jeu remplit clairement son objectif d’instaurer la crainte chez le joueur !
Chaque endroit visité, chaque bruit, chaque personne rencontrée ne fera qu’augmenter le malaise ressenti.

Comme évoqué plus haut, un des éléments clé sera la fabrication d’objets pour vous aider à avancer, qu’il s’agisse de trousses de soins ou d’armes, tout sera prétexte à bricoler.
Et de ces objets, vous en aurez bien besoin. Car ne vous attendez pas à vous défaire des ennemis rencontrées en deux coups de cuillère à pots ! Ici l’une de vos plus grandes armes sera la discrétion accompagnée des endroits pour se cacher. Que ce soit sous un tas de décombres, dans une armoire ou dans un conduit d’aération, l’environnement sera autant votre ennemi que votre allié.

L’intelligence artificielle apprendra également de vos actions. Ainsi si vous détournez l’attention du xénomorphe à plusieurs reprises à l’aide d’une fusée de détresse, ce dernier ne s’y intéressera plus mais cherchera l’endroit d’où elle a été lancée ! Petit conseil, renouvelez régulièrement vos techniques de diversion.
Notez que cette IA fait parfois l’objet de petits défauts. Pour des raisons que j’ignore, l’Alien vous passera par moment sous le nez sans faire attention à vous.

Votre seconde plus grande arme sera votre radar accompagné de votre ouïe. En effet, nous voilà face à un autre point fort du titre, son ambiance sonore. À chaque instant vous devrez tendre l’oreille pour appréhender ce qui vous attend. Pour un confort de jeu maximal, je vous recommande de jouer au casque ou avec un bon système son dans un silence complet si vous jouez avec la console dockée.

Le radar vous indiquera tout comme le film les éléments en mouvement vous permettant de prévenir les mauvaises rencontre – si tant est que votre ennemi soit en mouvement.
Mais à l’inverse, le moindre bruit de votre part pourra révéler votre présence et bien souvent, la fuite sera la seule option viable.

Toute l’ambiance sonore du titre frôle ainsi la perfection. Les bruits du Xénomorphe vous feront frémir à chaque rencontre et la moindre chute d’objet au loin vous fera envisager le pire.
Et là nous trouvons un autre point fort du titre, il parvient à nous faire peur !
Une peur viscérale, sans scare jump facile. Une vraie peur avec un sentiment de survie qui fait défaut au genre depuis de nombreuses années (hormis pour des sagas comme les Amnesia par exemple).

Test du jeu Alien Isolation réalisé sur Nintendo Switch

Enfin, comme précisé en introduction, le jeu nous arrive sur la dernière console de Nintendo dans sa version complète. Vous aurez ainsi accès dès le début aux extensions « L’Équipage peut être sacrifié » et « Dernière Survivante » vous permettant de revivre des événements du premier film dans la peau de Ripley, Parker ou Dallas. Loin d’être anecdotiques, ces deux extensions viennent compléter une durée de vie plus que décente (une vingtaine d’heures de jeu juste pour la campagne principale) tout en caressant le fan dans le sens du poil.

Pour finir, un mode défi est également présent offrant une douzaine de missions à objectifs variables à remplir dans un temps donné
Un classement mondial des meilleurs temps est d’ailleurs accessible. Ce mode vous propose de rejouer certains passages du jeu. Je vous conseille d’attendre d’avoir terminé la trame principale avant d’y goûter.

 

Un portage, oui, mais un bon

Comme vous l’avez compris, le jeu d’origine date déjà de cinq ans. Mais force est de constater que nous sommes face à un très bon travail sur ce point. Pour une plateforme comme la Nintendo Switch où l’on ne s’attend pas à un rendu concurrent de type PS4 Pro, les textures et les animations sont très bonnes.

Que ce soit en mode docké ou en mode portable, le rendu est excellent (même si je recommande de jouer en docké et au casque pour une meilleure immersion 😉 ).
Je n’ai pas noté de chutes de framerate significatives, avec ici un rendu figé à 30 images/seconde quel que soit le mode de jeu choisi. Parmi les maigres ajouts exclusifs, nous avons la visée gyroscopique qui se révèle heureusement optionnelle car manquant énormément de confort à mon goût. Les vibrations HD sont en revanche excellentes et particulièrement bien gérées. Permettant une immersion supplémentaire, je leur ai trouvées un rendu nettement supérieur à ce que j’avais ressenti à l’époque sur PS3.

Test du jeu Alien Isolation réalisé sur Nintendo Switch

 

Condition du test : Les captures d’écran sont issues du press-kit officiel. Le test a été réalisé à la fois sur grand écran et en mode portable/chill au casque principalement sur Nintendo Switch à partir d’une version gracieusement fournie par FERAL INTERACTIVE. N’oubliez pas, vous n’êtes peut-être pas seul mais personne ne vous entendra crier.
Test du jeu Alien Isolation réalisé sur Nintendo Switch
Alien Isolation, LE survival horror de fin d’année sur Switch
Ici Ellen Ripley, dernière survivante du Nostromo
Alien Isolation remplit donc parfaitement le contrat établi avec le joueur. Proposant une véritable expérience de survie, il se classe en tête des survival-horror de la Switch. Même si ses rares défauts l’empêche de prétendre au poste de titre de fin d’année, force est de constater qu’il se classe dans le peloton de tête sans peine.

Avec son ambiance aux petits oignons, son sentiment de peur constant et sa durée de vie plus que correcte pour le genre, vous pouvez vous jeter dessus les yeux fermés si toutefois vous ne possédez pas déjà le titre sur une autre plateforme, les ajouts étant trop mineurs pour justifier un nouvel achat.

Carnet de bord du capitaine, fin de transmission.
Les plus
De la peur, de la vraie
Une ambiance sonore sublime
Un très bon portage technique
Une excellente durée de vie
Du fan-service à gogo
Les DLC inclus de base
Une intelligence artificielle évolutive...
Les moins
… Mais avec des ratés
Les points de sauvegarde parfois mal placés
Une absence de contenu inédit
4.3

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