MOVA Rover X10 : Comme un ancistrus dans l’eau

MOVA Rover X10, robot piscine connecté avec cartographie LDS sous-marine AquaScan 360°
© MOVA

L’été approche et avec lui le grand rituel des propriétaires de piscine : sortir l’épuisette, traquer la feuille morte au fond du bassin, nettoyer la ligne d’eau au gant… exactement le genre de corvées taillé pour les objets connectés.

MOVA semble avoir eu la même intuition. La jeune marque chinoise, déjà bien installée sur le créneau des robots aspirateurs (et qui étoffe sa gamme de produits), vient d’annoncer son tout premier robot piscine, baptisé Rover X10. Un nom qui fleure bon l’aventure et un positionnement tarifaire qui sent surtout le premium.

 

MOVA, l’outsider qui monte (et qui plonge)

Pour bien comprendre, un petit retour en arrière s’impose. MOVA n’est pas tombée du ciel. Il s’agit en réalité d’une marque lancée par Dreame fonctionnant de manière autonome. On pourrait faire le parallèle avec Xiaomi et sa filiale Poco pour les smartphones. Une configuration maligne qui permet à MOVA de capitaliser sur une base technologique éprouvée tout en jouant la carte du rapport qualité-prix plus agressif.

Arrivée en France en 2024 avec son premier robot aspirateur E30 Ultra, la marque a depuis multiplié les incursions dans la maison connectée à une cadence digne de Cabrel : robots tondeuses, laveurs de vitres, nettoyeurs vapeur, brosses à dents et distributeurs de croquettes. Avec son Rover X10, MOVA s’attaque maintenant à un terrain où Dreame (avec son Z1 Pro) et Ecovacs (avec l’Ultramarine P1) viennent à peine de poser leurs valises.

 

Un robot piscine « 7 en 1 » et pas demi-mesure

Là où certains concurrents se contentent d’aspirer le fond, le Rover X10 voit plus large.
MOVA mise sur une approche dite OMNI Clean 7-en-1 : le robot couvre l’ensemble du bassin en s’attaquant à sept zones distinctes, à savoir la surface, le fond, les parois, les angles, la ligne d’eau, les marches et les zones peu profondes. Autant dire qu’il ne laisse pas grand-chose à l’épuisette.

Pour orchestrer tout cela, l’engin embarque pas moins de 15 moteurs travaillant de concert pour un fonctionnement coordonné multi-zones. C’est ici qu’on sent le savoir-faire hérité de Dreame : cette densité de motorisation, on la retrouve sur les robots aspirateurs haut de gamme de la maison mère, et MOVA a manifestement transposé cette philosophie au monde aquatique. La puissance d’aspiration grimpe à 38.000 litres par heure, ce qui devrait avaler les feuilles, le sable et les insectes flottants sans broncher.

MOVA Rover X10, robot piscine connecté avec cartographie LDS sous-marine AquaScan 360°
© MOVA

 

AquaScan et PoolNav : la piscine cartographiée comme un salon

Avec ces deux technologies, le Rover X10 prend toute sa dimension d’objet connecté. MOVA embarque un système de cartographie baptisé AquaScan 360°, couplé à la navigation intelligente PoolNav.
Avec AquaScan 360°, le robot s’appuie sur un LDS sous-marin (Laser Distance Sensor) pour générer une cartographie 3D en temps réel du bassin. Pour celles et ceux qui suivent l’univers des aspirateurs domestiques, le LDS est exactement la technologie qui équipe les meilleurs robots aspirateurs depuis quelques années. Voir cette même approche transposée sous l’eau, dans un environnement bien plus complexe, c’est plutôt impressionnant.

Cette cartographie alimente ensuite PoolNavi™, le système de navigation par IA qui planifie dynamiquement les trajets. Concrètement, le robot scanne le bassin, comprend sa géométrie, identifie les recoins et trace ses parcours en conséquence, plutôt que de zigzaguer au hasard comme certains modèles d’entrée de gamme. Pour les piscines aux formes biscornues, lagons, couloirs de nage ou bassins en haricot des années 80, c’est une promesse plutôt cohérente. Notez que la planification est annoncée comme dynamique, c’est-à-dire qu’elle s’ajuste en cours de route si le robot rencontre un obstacle ou détecte une zone à retraiter.

Vue de dessus du MOVA Rover X10 et de son système AquaScan 360° à LDS sous-marin
© MOVA

 

Precision FloatDrive : 4 jets pour ne plus tomber des parois

L’autre grand chantier des robots piscine, c’est la stabilité. Combien de modèles voit-on glisser des parois dès qu’un courant un peu costaud se manifeste ? MOVA y répond avec son système Precision FloatDrive™, articulé autour de quatre moteurs à propulsion par jets et d’un contrôle différentiel intelligent.

Concrètement, ces jets génèrent une poussée verticale renforcée qui maintient le robot collé aux surfaces inclinées, même sur les marches ou les zones en pente. Le système prévoit également un auto-relevage fluide en fin de cycle, qui ramène le robot à la surface de manière contrôlée pour faciliter sa récupération. Plus besoin de tirer sur le câble en s’arc-boutant comme sur un seau d’eau au fond d’un puits.

 

EdgeDrive et brosses latérales : la guerre aux bords sales

Les bords, les angles et la ligne d’eau sont traditionnellement le talon d’Achille des robots piscine.
Pas pour MOVA qui, avec son système de brosses EdgeDrive™ à entraînement indépendant et ajustement précis, épouse chaque recoin du bassin.

La marque embarque également une double brosse latérale capable de capter les débris flottants en un seul passage, tandis que des brosses avant et arrière allongées s’occupent des résidus tenaces au niveau de la ligne d’eau.
Un canal anti-refoulement vient compléter le dispositif pour éviter que la poussière déjà aspirée ne ressorte au moindre mouvement. Mieux : la brosse avant fonctionne de manière indépendante, ce qui permet d’ajuster la pression sur les zones les plus encrassées.

Brosses latérales EdgeDrive et système de propulsion Precision FloatDrive du MOVA Rover X10
© MOVA

 

Six heures d’autonomie et un dock de recharge sans fil

Côté endurance, le Rover X10 annonce jusqu’à 6 heures de nettoyage continu, suffisant pour réaliser un cycle complet d’une piscine familiale standard, voire deux passages sur les bassins plus modestes. Et pour la mise à terre, MOVA a prévu un dock de recharge sans fil, parfait pour ne pas avoir à manipuler des connecteurs humides ou des prises corrodées par le chlore après deux saisons.

La marque accompagne par ailleurs son arrivée d’un package de services qui rassure : livraison gratuite, garantie de trois ans, assistance 365 jours et protection des prix sur 30 jours. De quoi limiter l’effet « ticket d’entrée » qui pourrait refroidir les acheteurs.

 

Ça pique !

Parlons argent, parce qu’il faut bien aborder l’éléphant dans la piscine. Le Rover X10 est annoncé à 2 499 euros. Ce n’est ni anodin, ni vraiment abordable, surtout face à un Ecovacs Ultramarine P1 affiché à 549€.

Qu’à cela ne tienne, MOVA assume clairement un positionnement haut de gamme pour sa première plongée dans le grand bain. La marque parie sur le fait que les propriétaires de piscine, déjà habitués à investir plusieurs milliers d’euros dans leur bassin, ne reculeront pas devant un robot qui leur fera économiser des heures d’entretien chaque saison. Le calcul n’est pas absurde, mais il faudra surveiller la concurrence qui ne devrait pas regarder le marché se structurer les bras croisés.

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