Il y a la montre du quotidien, celle qui vous accompagne du café du matin à la réunion de 15 heures. Et puis il y a la baroudeuse, celle qui vous suit quand vous décidez de grimper, de plonger ou de partir courir là où le bitume s’arrête.
Dévoilée le 22 juillet à Londres aux côtés de la Galaxy Watch 9, la Galaxy Watch Ultra2 vise clairement cette seconde vie. Samsung ne s’est pas contenté de repeindre le boîtier de l’an dernier. La marque a musclé la batterie, illuminé l’écran et renforcé la coque pour que l’aventure ne s’arrête jamais faute de jus.
Cette montre connectée haut de gamme joue dans une catégorie où l’endurance compte autant que les capteurs.
Une batterie qui refuse de rendre les armes
Commençons par ce qui change tout sur le terrain : l’autonomie. Samsung a glissé une cellule de 800 mAh dans le boîtier, soit 35 % de capacité en plus par rapport au modèle précédent. Concrètement, là où la première Ultra tenait tout juste deux jours, cette montre connectée promet de franchir la barre des trois jours quand les conditions s’y prêtent.
Ce gain n’a rien d’anecdotique quand vous partez en rando sur deux jours ou que vous enchaînez les séances sans repasser par la case chargeur. La montre travaille plus longtemps, vous surveillez moins souvent la jauge et vous profitez enfin de vos escapades sans arrière-pensée électrique.
Un écran qui défie Hélios
Samsung a poussé la luminosité jusqu’à 5.000 nits, un chiffre en apparence pompeux mais qui sert réellement. En plein soleil, l’écran ne blanchit plus et affiche vos données sans que vous ayez à faire l’auvent avec votre main. La dalle de 1,52 pouce reste protégée par un verre saphir qui encaisse les rayures, pendant que la coque certifiée MIL-STD-810H encaisse les chocs et les caprices de la météo.
Samsung a par ailleurs affiné le boîtier pour qu’il se fasse oublier au poignet la journée durant. La marque signe donc une baroudeuse qui ne renonce pas au confort.
Sous le cadran, du muscle et des capteurs
La puce Snapdragon SW6100 Wear Elite anime l’ensemble et fait tourner l’interface avec aplomb. Elle s’appuie sur 2 Go de mémoire vive et sur 64 Go de stockage, de quoi embarquer votre musique et vos cartes hors ligne sans compter.
Le suivi santé s’étoffe lui aussi et la montre pousse même vers la plongée pour les amateurs de fonds marins.
Vous récupérez ainsi tout l’arsenal de mesure maison, du rythme cardiaque à la récupération, dans un boîtier qui ne recule ni devant l’eau ni devant l’effort.
Samsung assume le positionnement « couteau suisse de l’aventure » et le fait avec sérieux.
Combien, et pour qui ?
La Galaxy Watch Ultra2 s’affiche à 749€ mais se trouve à 649€ sur Amazon en offre prime exclusive. Elle se décline en 47 mm dans deux finitions titane, Titanium Silver et Titanium Gray. Les précommandes ont ouvert dès le 22 juillet, et la montre débarque en boutique le 7 août.
Le petit hic saute aux yeux : la facture grimpe encore et cette Ultra2 vise donc les poignets qui assument de payer le prix fort pour ne jamais tomber en panne au sommet.
La Galaxy Watch Ultra2 ne cherche pas la discrétion, elle revendique l’endurance. Elle tient plus longtemps, elle brille plus fort, elle encaisse davantage, et elle garde malgré tout un confort qu’on n’attendait pas sur ce gabarit. Si vous vivez une partie de votre semaine dehors, à transpirer ou à explorer, elle coche presque toutes les cases. Reste ce tarif qui pique et qui la réserve aux aventuriers décidés. On attend de la malmener sur quelques sorties pour trancher pour de bon, mais Samsung tient là une sacrée baroudeuse.
Trop de montre pour vous ?
Reconnaissons-le, tout le monde n’a pas besoin d’une coque qui encaisse un ravin. Samsung l’a bien compris, puisque l’Ultra2 partageait la scène du 22 juillet avec un modèle plus sage, pensé pour le poignet de tous les jours. Si l’aventure extrême dépasse vos ambitions, filez lire notre décryptage de la Galaxy Watch 9, la version du quotidien. Vous y trouverez la même famille mais dans un format qui va droit à l’essentiel.




