Vivatech 2026, part 2 : les objets connectés qui ont surgi en cours de salon

salon Vivatech 2026 à Paris Porte de Versailles avec ses stands d'objets connectés
© Vivatech

Vivatech ne livre pas toutes ses pépites le jour de l’ouverture. Au fil des allées et des journées professionnelles, de nouveaux objets connectés sortent du bois, souvent portés par des startups françaises qui n’ont pas la force de frappe médiatique d’un Samsung ou d’un Withings. Après notre premier tour d’horizon, voici la deuxième fournée, celle des nouveautés repérées en cours de route.

Et le fil conducteur change un peu de couleur cette fois. Là où l’ouverture mettait en avant les démonstrations spectaculaires et futuristes, ces nouvelles annonces parlent surtout sécurité, accessibilité et maison protégée. Des objets moins clinquants, mais bien plus proches de votre quotidien. Petit tour de piste.

 

Le Guardian, le bracelet SOS qui se passe de smartphone

Voici sans doute la trouvaille la plus parlante du lot. Le Guardian est un bracelet connecté pensé pour les situations d’urgence et son astuce tient en une absence remarquée, celle du téléphone. Développé par deux entrepreneuses occitanes, il embarque sa propre carte SIM, si bien qu’en cas de difficulté, l’utilisateur déclenche une alerte via un bouton SOS et ses contacts enregistrés reçoivent une notification accompagnée de la position GPS.

L’angle est malin, car le smartphone n’est pas toujours à portée de main au moment où l’on en a besoin. Le bracelet vise donc des profils variés, des enfants aux seniors en passant par les sportifs ou les salariés isolés sur le terrain, avec une application qui ajoute des alertes de zones prédéfinies et l’échange de messages courts. On pense forcément à l’Invoxia Tracker Pro Max croisé plus tôt dans le salon, mais là où Invoxia traque les objets volés, Le Guardian veille sur les personnes.

 

Reeflect, l’IA au service des personnes sourdes

L’autre coup de cœur s’adresse à un public trop souvent ignoré par la tech connectée. Reeflect transforme les sons de l’environnement en signaux visuels et vibratoires pour renforcer la sécurité des personnes sourdes ou malentendantes. Le principe est élégant. Plusieurs équipements connectés sont répartis dans le logement, et une unité centrale dotée d’intelligence artificielle identifie les événements sonores importants comme une sonnette, une alarme incendie ou les pleurs d’un enfant.

Une fois le son reconnu, des capteurs lumineux réagissent selon un code couleur et une notification part vers le smartphone ou la montre connectée. C’est exactement le genre d’usage qui redonne du sens au mot « intelligent », en réglant un problème concret plutôt qu’en empilant des fonctions gadget. Une belle démonstration que l’accessibilité peut être un terrain d’innovation à part entière.

 

La maison connectée passe à l’offensive sur la sécurité

Côté domotique, plusieurs marques ont profité du salon pour dégainer de nouvelles caméras, toutes dopées à l’IA. TP-Link a présenté son Tapo C675D KIT, une caméra connectée misant sur une double optique pour couvrir un champ plus large sans angle mort. De son côté, D-Link a étoffé son catalogue avec trois nouveaux modèles, les DCS-8610, DCS-6012 et DCS-6013, eux aussi orientés détection intelligente pour la maison.

Aqara n’est pas en reste, avec une communication centrée sur le pilotage de l’habitat à distance pendant les vacances, un marronnier estival parfaitement calé sur la saison. Le point commun de toutes ces annonces est l’intégration croissante de l’IA embarquée pour distinguer un vrai intrus d’un chat qui passe et limiter ainsi les fausses alertes qui ont longtemps plombé l’expérience des caméras grand public.

 

Côté santé, une semelle française se précise

Nous l’avions évoquée dans notre premier tour d’horizon mais elle mérite une mention au rayon des confirmations du jour. La semelle WarnFeet de Solecooler, présentée sur le pavillon Occitanie, cible la prévention des ampoules et des ulcères du pied diabétique grâce à ses capteurs et son fonctionnement sans batterie. Sa présence appuyée sur le salon confirme que la santé préventive « invisible » (celle qui se loge dans des objets du quotidien) est l’une des vraies tendances de fond de cette édition.

 

Ce qu’il faut retenir de cette seconde vague connectée

Si la première salve d’annonces jouait la carte du futur lointain, lentilles connectées et exosquelettes en tête, cette seconde vague a les pieds bien sur terre. Bracelet d’alerte autonome, assistant pour personnes sourdes, caméras plus malignes : le dénominateur commun est l’utilité immédiate, souvent portée par de jeunes pousses françaises qui misent sur l’usage plutôt que sur l’effet de manche.

Deux réserves d’usage avant de s’enthousiasiser. La plupart de ces objets de startups n’ont pas encore communiqué de prix ferme, ni de date de commercialisation précise et plusieurs annonces nous parviennent via des communiqués de presse, donc à confirmer en conditions réelles.

Par ailleurs, la cérémonie des startups gagnantes du salon se tient ce 19 juin en fin d’après-midi : le lauréat de l’Innovation de l’année n’était pas encore connu à l’heure de boucler cet article, nous y reviendrons. Et comme la journée grand public du 20 juin réserve souvent son lot de surprises, ce feuilleton Vivatech n’est sans doute pas tout à fait terminé.

Winkco, le clin d’oeil connecté

Découvrez l’actualité des objets connectés et plus largement de la tech.

Restons connectés !!
L'actualité des objets connectés en un clin d'oeil dans votre boîte.