Oura Ring 5 mincit, votre suivi santé s’épaissit

Oura Ring 5, bague connectée en titane, nouvelle génération plus fine
© Oura

Il y a une catégorie d’objets connectés que l’on aime particulièrement : ceux dénués de toute ostentation.
Pas de cadran lumineux qui clignote, pas de notification qui vibre en pleine réunion, pas ce petit côté « regardez, je porte de la tech ».
La bague connectée appartient à cette famille et Oura en reste la figure de proue depuis plus de dix ans. Le 28 mai, la marque a dégainé sa cinquième génération, l’Oura Ring 5, avec une promesse fidèle à sa philosophie : devenir tellement fine qu’on l’oublie au doigt. Mais derrière l’argument du gabarit se cache une vraie montée en puissance côté capteurs de santé. Voici pourquoi cette petite bague mérite qu’on s’y attarde.

 

40% plus mince

La grande résolution de cette Oura Ring 5, c’est sa cure d’amincissement. Comptez un peu plus de 6 mm de largeur pour 2,3 mm d’épaisseur, soit un volume réduit de 40 % par rapport à la Ring 4. Vous portez désormais un objet proche du gabarit d’une alliance classique. Les générations précédentes affichaient encore un côté « anneau techno » assez massif.

Oura a manifestement tout repensé pour y arriver, de l’architecture interne à la courbure extérieure, désormais plus douce contre le doigt. Le titane reste de la partie, avec une résistance à l’eau certifiée IP68 et des tailles disponibles du 6 au 13. Ce travail sur la discrétion peut convaincre les hésitants, celles et ceux qui trouvaient jusque-là la bague connectée encore trop visible au quotidien.

Oura Ring 5, bague connectée en titane, nouvelle génération plus fine
© Oura

 

Les capteurs jouent les détectives

Réduire la taille sans rogner sur la précision, voilà l’exercice d’équilibriste. Oura affirme l’avoir réussi en embarquant des capteurs revus, pourvus de LEDs plus puissantes pour de meilleurs relevés. La marque promet une fiabilité plus homogène quelle que soit la carnation de la peau ou la morphologie du doigt, un angle mort bien connu des wearables optiques.

Au-delà des mesures habituelles (fréquence cardiaque, oxygène dans le sang, sommeil, stress), la Ring 5 inaugure un système baptisé « Health Radar ». L’idée est d’obtenir une surveillance continue des principaux indicateurs biométriques, avec la capacité de repérer les changements et les tendances dans votre état de santé.
On quitte le simple comptage de pas pour une logique de détection, presque préventive. La bague ne se contente plus de raconter votre nuit, elle tente d’anticiper les couacs.

Oura Ring 5, bague connectée en titane, nouvelle génération plus fine
© Oura

 

Tension artérielle et GLP-1 : Hip hip hip Oura

Voici le vrai terrain de démarcation de l’Oura Ring 5. La marque ajoute un suivi du signal de tension artérielle pendant le sommeil, accompagné de rapports sur la respiration nocturne. Une fonctionnalité loin d’être anecdotique, l’hypertension restant un fléau silencieux. Petite nuance et elle a son importance, ce suivi sera d’abord réservé aux membres situés aux États-Unis, en Inde et aux Émirats arabes unis, à partir de juin. Les utilisateurs français devront donc patienter. Le reste de l’offre demeure copieux, rassurez-vous.

Dans ces mêmes régions, Oura déploie aussi des analyses dédiées aux traitements GLP-1, ces médicaments anti-surpoids omniprésents dans l’actu santé. Mieux, côté activité, la Ring 5 grimpe à plus de 50 métriques de santé, avec un suivi du rythme, de l’allure et de la distance pour la course, le vélo ou la musculation. Il faudra toutefois penser à lancer la séance depuis l’appli, la bague ne devine pas encore toute seule votre série de squats.

 

Autonomie et étui : la bonne nouvelle et le petit caillou

L’autonomie annoncée oscille entre 6 et 9 jours selon l’usage, avec une recharge complète en 80 minutes maximum. Honnête, sans être révolutionnaire face à des concurrentes parfois plus endurantes. Pour les baroudeurs, Oura propose en parallèle un étui de charge inédit, capable de tenir jusqu’à un mois de batterie et de recharger la bague sans prise murale, le tout en sans-fil.

Il y a peut-être un caillou dans la chaussure et il est financier. Cet étui est facturé 99 dollars en sus. Et surtout, comme depuis toujours chez Oura, l’abonnement reste incontournable pour débloquer l’intégralité des fonctions : 5,99 dollars par mois ou 69,99 dollars à l’année. Vous achetez la bague, puis vous continuez de payer pour vous en servir. Un modèle assumé chez Oura mais c’est aussi le point d’attaque frontal de ses rivales, Ultrahuman en tête, avec leur suivi sans abonnement.

 

Combien et pour qui ?

Côté tarif, Oura joue la carte des deux paliers. Les versions de base Argent et Noir démarrent à 429 euros, tandis que les finitions premium Or, Stealth et Brushed Silver grimpent à 529 euros. La bague est déjà disponible sur la boutique en ligne d’Oura, Amazon (entre autres) et chez certains revendeurs partenaires, avec des premières livraisons attendues début juin.

Coloris et finitions de l'Oura Ring 5 : argent, noir, or, stealth
© Oura

L’Oura Ring 5 confirme une trajectoire claire : la bague connectée ne cherche plus à en faire plus, mais à le faire mieux et sans ostentation. Le bond sur la miniaturisation est réel, l’arrivée du suivi de tension marque un vrai cap santé et la précision semble avoir progressé.

Reste l’éternel débat de l’abonnement, toujours prompt à agacer une partie du public, surtout face à une concurrence en ayant fait son cheval de bataille. Discrétion absolue et suivi santé fin au programme : difficile de l’ignorer. Allergique aux abonnements : regardez ailleurs. On surveillera de près l’arrivée du suivi de tension en France.

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