engo3 Titanium : les lunettes connectées passent au régime sec

Coureuse portant les lunettes connectées engo3 Titanium
© engo

Sur un marathon, combien de fois un.e athlète baisse les yeux vers son poignet ? Vingt fois ? Cinquante ? Chaque coup d’œil coûte une fraction de seconde, un peu de concentration et parfois une foulée bancale. Les Grenoblois d’engo ont bâti toute leur marque autour de ce petit geste. Leur idée est de proposer vos données directement devant vos yeux.

Ce mardi 6 octobre, engo lancent l’engo3 Titanium, une version poids plume de leurs lunettes connectées de sport.
Au menu, 28,9 grammes sur le nez, plus de 24 heures d’autonomie et une monture en titane imprimée en 3D. Le tout tiré à 500 exemplaires seulement.
Mais le plus intéressant se cache ailleurs. Il tient dans tout ce qu’engo a refusé de mettre dedans.

 

Pas de chichi

Depuis deux ans, les lunettes connectées rivalisent de gadgets. Meta et Oakley y glissent caméra, haut-parleurs et assistant vocal. engo prend le contre-pied total. Ses lunettes n’embarquent ni caméra, ni micro, ni haut-parleur, ni intelligence artificielle. Elles ne reçoivent même pas vos notifications.

Ce dépouillement n’a rien d’un oubli. Chaque composant retiré libère du poids et de la batterie. La marque ne se prive d’ailleurs pas de comparer. Selon ses propres chiffres, les Oakley Meta Vanguard pèsent 68 grammes et tiennent 6 heures, sans aucun écran. L’engo3 Titanium se contente de 28,9 grammes pour une journée entière d’usage continu.

Pour situer, une paire de lunettes de sport classique pèse entre 25 et 40 grammes, sans le moindre circuit électronique. Ce choix a toutefois un revers assumé. Pour la musique et les appels, gardez vos écouteurs à portée de main.

Coureuse portant les lunettes connectées engo3 Titanium
© engo

 

Du titane imprimé au pied des Alpes

Le titane n’est pas un choix esthétique. Ce métal offre un rapport solidité/poids redoutable, d’où sa place de choix dans l’aéronautique. Ici, la monture n’est ni moulée ni assemblée. Elle est imprimée en 3D, couche après couche, à Grenoble.

Le procédé laisse un léger grain visible en surface. engo en fait un argument esthétique : chaque paire porte la trace de sa propre fabrication. Côté confort, les branches se règlent en hauteur comme en largeur. Le pont de nez en silicone s’ajuste lui aussi.

Petite précaution signalée par la marque elle-même : la monture est d’un seul tenant. Évitez donc de la tordre pour l’ajuster et rangez-la dans son étui après l’effort. Ce mode de fabrication ne se prête pas à la grande série. D’où une édition limitée à 500 exemplaires numérotés, sans réédition prévue.

 

Le même cerveau dans un châssis allégé

Sous le titane, rien ne change par rapport à l’engo3 classique. Vous retrouvez le même affichage tête haute en couleur, basé sur la technologie ActiveLook. Un petit écran OLED projette vos données dans votre champ de vision, comme si elles flottaient quelques mètres devant vous.

Fréquence cardiaque, allure, cadence ou puissance : vous piochez parmi plus de 40 indicateurs grâce à l’application compagnon. Les zones d’effort passent du vert au rouge. Un double tapotement sur la branche suffit pour changer d’écran. Mieux, le mode entraînement suit vos séances de fractionné programmées sur Garmin, de l’échauffement au retour au calme. Les cyclistes équipés d’un radar Garmin Varia voient même arriver les voitures dans leur dos.

Panneau widgets unettes connectées engo3 Titanium
© engo

Attention en revanche à votre montre. Plus de 80 modèles Garmin sont compatibles. Avec une Apple Watch, l’expérience reste partielle : seule la fréquence cardiaque s’affiche en couleur, sans puissance ni radar. Coros et Polar, eux, restent à la porte.

 

Dix grammes à prix d’or

Reste la question du prix. Les lunettes sont annoncées à 599 € pour la version classique et 649 € avec des verres photochromiques. La boutique en ligne d’engo affiche toutefois 569,95 € et 629,95 € au moment où nous écrivons ces lignes. Dans les deux cas, l’écart avec l’engo3 standard (349,95 €) dépasse les 200 €.

Pour cette somme, vous gagnez une dizaine de grammes et quatre heures d’autonomie. engo le reconnaît avec une honnêteté rare dans sa propre FAQ : la Titanium se justifie surtout au-delà de trois heures d’effort. Pour vos sorties d’une heure, le modèle de base affiche exactement les mêmes données.

Marathoniens, triathlètes et amateurs de longues sorties à vélo trouveront donc ici un bel objet, rare et fabriqué en France. Les autres trouveront dans l’engo3 classique les mêmes données, pour un budget nettement inférieur. Notez que la livraison est gratuite et qu’engo laisse 30 jours pour essayer, puis renvoyer si l’expérience ne convainc pas.

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