engo3 Cyclist : enfin des yeux derrière la tête

engo3 Cyclist : des yeux dans le dos pour les cyclistes
© Engo Eyewear®

Après avoir chaussé les coureurs à pied, Engo (le spécialiste français des lunettes connectées à réalité augmentée) change aujourd’hui de terrain de jeu et enfourche le vélo avec les engo3 Cyclist, une paire taillée pour la route et le gravel. A première vue, on pourrait croire à un simple lifting du modèle running. Erreur.

Car ces lunettes embarquent une arme que bien peu de concurrentes peuvent revendiquer : un radar affiché droit dans votre champ de vision pour garder les yeux rivés sur la route devant, tout en sachant précisément ce qui déboule derrière. Autant dire que sur ce coup-là, ENGO ne joue pas la montre mais la sécurité.

 

Le rétroviseur nouvelle génération

C’est LA nouveauté qui change la donne. Couplées au radar Garmin Varia, les engo3 Cyclist affichent l’arrivée d’un véhicule directement dans votre champ de vision. Pas besoin de baisser les yeux vers l’ordinateur de vélo, ni de vous retourner. Dès qu’une voiture approche, l’alerte s’affiche en contexte, et plus elle arrive vite, plus l’info surgit tôt.

Le co-fondateur Éric Marcellin-Dibon résume la fonctionnalité d’une image éloquente : le radar dans le champ de vision, ce sont « littéralement des yeux à l’arrière de la tête ».
Quand on sait qu’en France l’immense majorité des routes n’ont pas de piste dédiée, l’argument sécurité n’a rien d’un gadget marketing. C’est même, à mon sens, la vraie raison d’être de ces lunettes.

 

Toute la data sans quitter la route des yeux

L’autre marotte d’ENGO, c’est de projeter vos métriques droit devant vous. Les engo3 Cyclist affichent vos zones de puissance en temps réel, avec le fameux code couleur rouge-jaune-vert emprunté aux tableaux de bord des pros. D’un simple coup d’œil, vous savez si vous êtes en train de cramer une allumette dans un col ou si vous pouvez encore appuyer.

Et ce n’est que la partie visible. La monture donne accès à plus de 40 données affichées dans le regard, avec deux widgets signature pour les cyclistes (power zone et radar de dépassement). S’ajoutent la synchro avec Garmin, le mode entraînement structuré suivi en direct, des écrans personnalisables via l’appli Compagnon et un contrôle par double-tap sur la branche pour changer d’affichage sans lâcher le cintre. Bref, tout dans le regard, rien dans les mains.

Le widget de dépassement permet au cycliste de visualiser la voiture qui arrive derrière lui
© Engo Eyewear®

 

Une monture taillée pour dévorer l’asphalte

Rouler, ce n’est pas courir et ENGO l’a bien compris. Exit la géométrie du modèle running, les engo3 Cyclist adoptent une monture plus large (140 x 60 mm contre 137 x 58 mm), calquée sur les standards du cyclisme. L’objectif est d’obtenir une protection totale contre le vent, une stabilité à toute épreuve sur les cocottes (le haut des poignées de frein, je viens de l’apprendre) comme en bas du guidon et zéro mouvement pendant un sprint ou une descente.

Les branches sont pensées pour se glisser sous un casque et les plaquettes de nez restent ajustables pour tenir des heures sans gêner. Avec 41 grammes sur la balance, on reste sur du plume fidèle à la signature légère de la marque.

 

Autonomie et robustesse : parée pour la longue sortie

Côté endurance, ENGO annonce plus de 20 heures d’autonomie, de quoi couvrir une journée complète en selle sans lorgner la prise.
L’indice IP55 encaisse la sueur, la pluie et les projections de la chaussée. Enfin la connexion Bluetooth 5.4 assure le lien avec votre écosystème Garmin (montres et compteurs Edge, du 530 au 1050).

Petite nuance à garder en tête, la version photochromique adapte automatiquement ses verres à la luminosité (catégorie 0 à 3), un vrai plus pour les sorties qui commencent dans la grisaille et se terminent en plein soleil. Notez toutefois que le radar reste réservé à l’univers Garmin.

 

Combien pour rouler l’esprit tranquille ?

Les engo3 Cyclist sont disponibles sur le site de la marque à 349,95€ en version standard et 399,95€ en photochromique. Question style, vous avez le choix entre les Stride (vert cristal foncé, notre coup de cœur), Brilliant White, Matte Black, sans oublier le nouveau coloris Kenya que porte l’athlète Bradley sur les visuels de la marque.

Cerise sur le maillot, ENGO est une pépite tricolore, fondée à Grenoble et récompensée au CES pour sa techno de réalité augmentée. Du savoir-faire français au service du peloton, ça ne se refuse pas.

Soyons clairs, à 350 €, les engo3 Cyclist ne sont pas un achat d’impulsion et il faudra déjà évoluer dans l’écosystème Garmin (radar Varia en tête) pour en tirer la quintessence.
Le temps d’adaptation à l’affichage tête haute demande aussi quelques sorties avant que ça devienne une seconde nature.

Là où la plupart des lunettes connectées empilent les fonctions pour faire joli, ENGO répond à un vrai besoin, presque vital : voir la route devant et la menace derrière sans jamais détourner le regard. Pour le rouleur qui avale les kilomètres sur route ouverte, ce petit radar dans les yeux pourrait bien devenir aussi indispensable que le casque.

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