Test du jeu PictoQuest réalisé sur Nintendo Switch

Du Picross ? Oui… mais à la mode de chez nous !

Test du jeu PictoQuest réalisé sur Nintendo Switch

Le Picross !? Tout un art !
Fortement décliné depuis de nombreuses années sur moultes supports de chez Nintendo et sous de nombreuses formes, la saga des PicrossDs suivie des Picross3Ds n’en finit plus de compter ses suites, extensions et variantes sur les machines de la marque qui depuis des années, entretient une forme d’amour caché de ce type de puzzle-game au travers de nombreux titres basés ses différentes licences (Mario’s Picross, Wario’s Picross, My Nintendo Picross: The Legend of Zelda – Twilight Princess, Pokémon Picross…).

 

Mais le Picross, kézako ?

Un Picross est une grille comportant des numéros à chaque bord de lignes et de colonnes, servant d’indices quant au nombre de cases à noircir sur chacune d’entre-elles. Le but final étant de révéler un dessin composé de ces fameuses cases noircies.
Vous l’aurez compris, un concept pareil va faire la part belle au pixel-art !
Et dès les premières grilles résolues, il y a fort à parier qu’une fièvre du Picross vous contaminera pour ne plus vous lâcher, vous poussant au schéma du « encore une grille et j’arrête ».

Si vous avez peur d’être perdu, pas de panique, un petit tutoriel vous accompagnera dès l’écran d’accueil sur le titre qui nous intéresse aujourd’hui : PictoQuest – sorti tout fraîchement sur Nintendo Switch.

 

Des débuts prometteurs

PictoQuest est le premier titre du studio français Nanopiko.

Le studio français Nanopiko

Composé de trois personnes, Florian Sciberras, Aurélien Regard et Hervé Barbaresi, ils n’en sont toutefois pas à leur coup d’essais.
Ayant déjà officié chacun de leurs côtés au sein de gros projets (Hell Yeah!, The Next Penelope, Pang Adventures ou encore Pix the Cat par exemple), ils nous dévoilent ici leur premier projet commun, PictoQuest.

Suivant la philosophie du studio, la nature même du titre n’a été dévoilé qu’au moment de sa sortie (le 8 août 2019). En effet, le studio a fait le choix de ne dévoiler ses titres que le jour même de leur sortie, ne créant aucune attente, mais juste la surprise.

 

Un univers de tableaux

Les peintures légendaires du royaume de Pictoria ont été dérobées par le vil sorcier Moonface et afin de les récupérer, seuls deux héros feront face à son armée de monstres.
Vous débutez ainsi par le choix de votre personnage, Flöh ou Arvel. Votre avatar n’ayant qu’un impact cosmétique, point d’inquiétude quant à ce choix.

Les personnages de PictoQuest

Après un bref récapitulatif de l’univers et de l’histoire, vous voilà face à votre premier tableau.
Nous sommes ici face à un Picross classique. Chaque puzzle vous révèle un objet, un monstre, ou toute autre illustration en pixel-art, depuis les simples pièces ou potions jusqu’aux tableaux représentant des scènes complètes.
La jouabilité se veut des plus simples avec une touche pour griser la case, une autre pour marquer la case d’une croix (une mécanique de jeux servant de pense-bête pour une case devant rester vide), une touche pour ouvrir votre inventaire et enfin les tranches, servant à switcher l’affichage entre les différents ennemis lorsque ces derniers sont plusieurs.

Le picross PictoQuest

Et nous voilà devant la grande particularité de ce Picross !
En effet, PictoQuest propose un système de jeu un peu plus dynamique que la concurrence avec une composante RPG.
Chaque tableau vous confronte donc à un ou plusieurs adversaires, faisant office de compteur de temps.
Ces derniers disposent d’une jauge d’action se remplissant au fur-et-à-mesure du temps qui passe et déclenchant une attaque, vous enlevant une certaine quantité de points de vie. Ils disposent également d’une barre de vie, symbolisant votre avancement sur la grille en cours.

Vous l’aurez compris, cette composante de combat fera office de timer, vous obligeant à jouer vite et ajoutant une dynamique à un style de jeu qui se veut des plus calme d’habitude, le tout, accompagné par l’utilisation d’objets.

Oui, des objets, car vous aurez également à gérer un inventaire. A l‘issue de chaque tableau, vous gagnerez un certain nombre de pièces, vous permettant d’acheter des items dans des magasins croisés au fil de la carte du monde servant de hub entre les différents tableaux.

Le picross PictoQuest

Ces objets pourront également être gagnés spontanément pendant les Picross lorsque des icônes apparaissent temporairement, vous indiquant que si la ligne est terminée dans le court laps de temps, une récompense vous attendra. Mais attention car si cet inventaire peut comporter des objets vous facilitant la victoire, son nombre d’emplacements est limité, vous obligeant à les consommer ou à les revendre contre des monnaies trébuchantes.

Si ces dynamiques sont des plus réjouissantes au début, on regrettera vite qu’elles ne soient pas désactivables pour les joueurs occasionnels, surtout quand les tableaux commencent à grandir. Voilà le gros défaut de ce PictoQuest, seul le mode « aventure » est disponible. On reprochera ainsi l’absence d’autres modes de jeu – exit les modes libres, compétitifs, les éditeurs,…

Bref, si la composante RPG du titre apporte un peu de fraîcheur, on ne retrouve aucun des modes devenus « classiques » voulus par le genre. Le contenu, bien que correct, se verra vite épongé par les plus acharnés du pixel. Mais n’oublions pas que nous sommes face à un « petit jeu » vendu moins de 10 euros.

 

Du pixel en veux tu ? En voilà !

Pour ce qui est des graphismes, comme vous l’aurez vu sur les captures, nous sommes face à un jeu en deux dimensions, nous offrant des illustrations au design rondouillard, rappelant beaucoup d’univers de J-RPG.
Si le style peut manquer d’originalité, il reste toujours agréable pour la rétine, que ce soit en mode « docké » ou bien en mode portable.

De petites animations accompagnent les actions telles que les attaques des ennemis ou l’utilisation de potions. Enfin, de petites saynètes viendront alimenter l’histoire de temps à autre.
Si les graphismes ne sont pas le fer de lance de ce type de jeu, il faut reconnaître que dans l’ensemble, le soft reste agréable.
Au passage, il est bon de noter l’optimisation du titre qui m’a fait battre des records d’autonomie en mode portable, un petit plus qui fait la différence quand on enchaîne les tableaux sans voir le temps qui passe.

Nb: Captures d’écran issues du press-kit officiel. Test réalisé sur Nintendo Switch à partir d’une version gracieusement fournie par l’équipe de développement.

 

Verdict
Pour leur premier jeu, le jeune studio NanoPiko nous livre un Picross qui sort légèrement des sentiers battus. Mais si on sent une forte volonté de bien faire (les idées de gameplay, l’originalité du contexte, la présence des langues Français, Anglais, Espagnol, Allemand, Italien et Russe ainsi que la sauvegarde dans le cloud...), le manque de contenu fait que le titre rate son statut de must-have.Si vous êtes fan de Picross, je vous conseille fortement le titre qui, par son petit prix, pardonne ces points noirs. Dans le cas contraire, son petit prix fait que vous pouvez vous laisser tenter sans y perdre votre chemise, mais dans tous les cas, je vous recommande de suivre de près les prochaines sorties du studio.
Note des lecteurs3 Notes8.1
Les plus
La direction artistique agréable à l’œil
Le petit prix (8,49 € au lieu de 9,99 € jusqu'au 22 août)
La légèreté du titre fait que le mode portable bat des records d’autonomie
Le contexte RPG, original pour le genre
Les moins
La durée de vie plutôt courte si l’on est un acharné du Picross
L’absence d’autres modes de jeu
La musique, oubliable
7
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